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Publié par Jean-Marie Bernardi.

Mairie du Luc : il n’y a plus de pilote dans l’avion.

Il n’y a plus de pilote dans l’avion à la mairie du Luc en Provence. Mais y en a t-il eu un depuis l’élection municipale de 2014 ?...Depuis le début de la mandature « la démissionite » frappant les édiles FN paraît être une maladie chronique et incurable.

Après la démission du maire Ph. De la Grange en mars 2015, c’est au tour de la première magistrate, P.Zirilli de jeter l’éponge. Au bord du « burn out » l’élue rendrait son tablier pour « ne pas mettre sa santé en danger » dit-on. Son entourage a confié à la presse que « la fonction est rude car elle implique un stress certain »…Mais peut-on espérer en s’asseyant dans le fauteuil de premier magistrat d’un voie royale et de journées paisibles ?...Certainement pas !! Alors si son souhait n’était pas d’être maire comme semble le laisser entendre son parti, il ne fallait pas s’engager en politique. Il fallait rester bien tranquillement dans ses pénates.

En fait, au Luc, depuis 2014 c’est un peu le jeu des chaises musicales…les élus(es) se succèdent sur le fauteuil de maire, font trois petits tours et puis s’en vont. Néanmoins, au-delà de l’ironie ou de la parodie, le fond de cette situation est grave et inquiétant. Il met en évidence de graves lacunes en matière de gestion municipale et d’animation d’équipe, le tout empreint d’une opacité la plus totale à l’égard de la population.

Les déclarations paradoxales du premier adjoint P.Verelle confirment cette tendance et cette absence de vision pour Le Luc lorsqu’il indique : « la gestion et l’animation d’une équipe motivée et solidaire (nous en doutons) mais au profil disparate l’ont également épuisée » (madame le maire).

Dans ces conditions la préparation et le vote du budget risquent d’être compliqués et délicats, d’autant qu’on est en droit de se poser des questions sur la solidité de cette « équipe » déchirée, bunkerisée et aux compétences incertaines….A quand la mise sous tutelle de la gestion municipale lucoise ?...

Qui va succéder à madame Zirilli ?...Le premier adjoint actuel, celui la même qui lors de la démission de M. De la Grange confessait ne pas vouloir postuler pour la fonction faute de capacité…Pourtant au dire de l’intéressé « il assumera ses responsabilités » si le Conseil Municipal le confirme par le vote. Alors, nous verrons le personnage comme le maçon : au pied du mur lorsqu’il devra monter son budget et diriger la municipalité. Aujourd’hui nous sommes nombreux à avoir mal à notre village depuis qu’il a été confié depuis 2014 grâce à l’irresponsabilité de certains qui s’étaient maintenus au second tour. Il faudra s’en souvenir.

En marge de la saga FN lucoise, faut-il rappeler que depuis deux ans recrutements et départs sont devenus les dénominateurs communs pour les cadres politiques de cette mairie ?...Ainsi, ont été nommés puis démissionnaires : Elisabeth Calou-Laselart (ex DGS), D Guttierez (ex chef de cabinet) et aujourd’hui L Reynaud (directrice de cabinet) qui annonce son départ…C’est à se demander si la mairie du Luc n’est pas devenu un tremplin pour des opportunités de carrière très éloignées d’un quelconque attachement réel à la vie de notre village.

Si on rajoute au constat les nombreuses démissions d’élus(es) comme de partout en France parmi les conseillers municipaux FN (environ 240/1600), on obtient une situation incohérente et sans avenir pour les politiques locales, notamment dans les mairies à majorité FN ou apparentées.

Cette frénésie à l’embauche partisane et éphémère est totalement contre productive pour une politique locale. Au Luc madame la maire peut dire se qu’elle veut pour justifier sa décision mais elle fait partie de cette spirale mortifère des stratégies du FN et de ses hyper tensions internes. De plus ce qui est plus grave c’est que ce genre de combinaison va coûter cher aux contribuables Lucois.

Si M. Verelle est installé à son tour sur un fauteuil de premier magistrat devenu éjectable, combien de temps va t-il y rester ?...Pourra t-il offrir avec ses élus(es) ou ce qu’il en reste un minimum de stabilité à la municipalité ?... Comment va t-il achever un mandat déjà bien entamé (deux ans) pour Le Luc en Provence et ses habitants ?...

Le Luc mérite une meilleure destinée et un autre chemin que celui tracé par la mairie frontiste. Des jeux, des petites fêtes et des petits fours ne suffisent pas.

Depuis des décennies l’histoire et l’héritage lucois se sont bâtis sur les fondations de la résistance, du combat politique et démocratique. Alors, aujourd’hui, plus que jamais il faut refaire vivre ces valeurs et les porter collectivement en construisant un projet de ville structurant démocratiquement, humainement, culturellement, économiquement, socialement et environnementalement.

C’est nécessaire et impératif pour éviter le pire. Il faut fermer les portes à ce laboratoire d’extrême droite.

C’est vital pour la démocratie locale et pour préparer notre avenir pour des jours heureux dans un village qui en a le potentiel.

Jean-Marie Bernardi

Tête de liste « Agir ensemble pour Le Luc ».

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