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Publié par Jean-Marie Bernardi.

Pierre Laurent. J’appelle les communistes à tourner tous les efforts vers le dialogue direct sur le terrain. C’est comme cela que l’on pourra convaincre et construire. Il y a un tel niveau d’indécision que si l’on veut redonner confiance aux électeurs, on ne peut pas faire l’économie de ce dialogue direct. J’ajoute que le climat nauséabond des affaires fait de la proximité des militants communistes un atout pour convaincre. Les gens attendent du débat politique de la sincérité, de l’honnêteté et de la franchise. Ce sont des qualités qui animent les militants communistes. Elles peuvent aider des électeurs à sortir de l’écœurement dans lequel les plonge le climat actuel de la campagne. En leur disant que rien n’est joué et qu’ils ont le pouvoir de décider, de changer leur avenir.

Nous avons depuis le début mis au cœur de nos propositions l’urgence d’une nouvelle ambition sociale qui permette de construire une nouvelle sécurité de l’emploi et de la formation à tous les âges de la vie, et singulièrement la jeunesse, à qui il faut garantir un revenu digne dès l’en­trée dans la vie active. Je ressens aussi partout l’attachement au déve­loppement des services publics. Partout où je vais, dans la ruralité comme dans les grandes villes, dans les centres-villes comme dans les périphéries, le sentiment d’abandon est lié à la désertification des servi­ces publics, aux difficultés d’accès à la santé, aux transports, au loge­ment. Tous ceux que je vois me disent : « Nous sommes abandonnés. »

En vérité, c’est toute la France qui est abandonnée avec les politiques d’austérité et les stratégies financières. Ce sentiment que chacun croit être le sien est en réalité le problème de tous. La reconquête des services publics et la présence d’activités créatrices d’emplois sur tous les territoires sont absolument fondamentales. La France en a les moyens et nos propositions de financement sont cruciales pour le démontrer.

La lutte contre la finance, abandonnée par François Hollande et Manuel Valls, reste le cœur d’une politique de financement de la relance sociale, d’une nouvelle industrialisation, de l’indispensable transition écologique. Il y a d’immenses richesses gâchées. Il faut remettre la main dessus pour travailler et produire autrement.

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