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Publié par Jean-Marie Bernardi.

 

Samedi 4 novembre 70 personnes se sont réunies à l’initiative du PCF 83, à Hyères, pour une demi-journée d’échanges sur la révolution Russe d’octobre 1917.

 Merci à Jean François Principiano qui nous a permis de le faire dans de bonnes conditions  après  nous avoir présenté le sujet.

Il y a cent  ans, en 1917 la guerre ravageait les populations européennes. Elle broyait et volaient  des  centaines de milliers de vies de Craonne à Verdun ou sur la Somme.

Dans ce contexte mortifère que n’avait pas su empêcher l’internationale socialiste, le mouvement ouvrier tournait son regard et ses espoirs vers la Russie.

Le vaste et archaïque empire des Romanov était entré en révolution depuis février, quand les ouvriers et les femmes de Petrograd avaient chassé Nicolas II.

Fin d'octobre 17, une insurrection populaire renversait le gouvernement provisoire. Parvenu au pouvoir, le parti bolchevik de Lénine se fixait pour tâche la réalisation de la révolution socialiste.

Le vieux rêve du monde du travail d’en finir avec l’exploitation capitaliste allait-il se réaliser ?...Quel impact La révolution d’Octobre a-t-elle eu sur la Russie et sur le monde » ?...

Quel  autre événement de l’histoire n’a davantage polarisé les sociétés sur des critères de classe ?...

Quelles recompositions politiques connurent les partis politiques d’Europe dès cet instant ?.... Les partis socialistes se divisèrent durablement entre « révolutionnaires », qui allaient rejoindre  la nouvelle internationale communiste, et les« réformistes », qui, selon l’expression de Léon Blum au congrès de Tours, en décembre 1920, «  voulaient garder la vieille maison ».

Après un siècle écoulé, que reste-t-il du message d'octobre ?...

Aujourd’hui, les valeurs émancipatrices portées par les révolutionnaires ont-elles résisté au stalinisme, aux interventions militaires en Hongrie et en Tchécoslovaquie ?...

Au-delà des appréciations contradictoires sur la place qu’occupe octobre 1917 dans l’histoire contemporaine, l’occasion est donnée de questionner le sens des révolutions d’aujourd’hui et de demain.

Entre aspiration humaine et tragédies de l'Histoire, quelles visées doit on avoir  pour le communisme du XXIè siècle ?

En 1848 (année des révolutions en Europe), la parution du « Manifeste du Parti communiste » de Karl Marx et Friedrich Engels qui développent la conception du communisme posait les jalons en affirmant ses objectifs pour renverser la domination bourgeoise par la prise de pouvoir du prolétariat.


La révolution d'Octobre 1917 et la naissance de l'Internationale Communiste en 1919, suscitèrent dans le monde entier un immense espoir parmi les masses ouvrières et les peuples colonisés : l'espoir d'une révolution mondiale qui mettrait fin à l'exploitation capitaliste et permettrait l'édification d'une société communiste.

Mais, l'espérance suscitée par  Octobre 17 se heurta à la contre-offensive des forces de la réaction (y compris dans leur forme les plus extrêmes comme le fascisme et le nazisme) mais peut être aussi aux limites de l'état réel de l'Union soviétique.

Héritier des traditions révolutionnaires du mouvement ouvrier français, le Parti communiste français, allait naître en 1920, sur deux  bases essentielles : celle du rejet viscéral de la guerre impérialiste de 14-18 et  celle de l'espérance de libération humaine qu'a suscitée la Révolution d'Octobre et la création de l'Internationale Communiste.

Dès lors il allait s'ancrer dans la société française au travers des syndicats ouvriers et de son implantation municipale….où en est-on aujourd’hui ?...

Il s'agissait et il s’agit encore de construire le projet communiste dans la cohérence d'un processus dialectique articulant long, moyen et court terme, en s'appuyant sans cesse sur tout ce qui émerge de progressiste dans la société (luttes, batailles d'idées, votes...),

 

Les questions fondamentales qui se posent donc au Parti communiste français sont :

Comment être l'organisation qui puisse jouer un rôle moteur dans la construction d'une véritable alternative politique de rupture avec le capitalisme ?...


Comment être l'organisation qui ait un projet cohérent et crédible construit et partagé pour devenir majoritaire ?...

 

Pour assumer cette visée communiste, les communistes ont besoin d'une organisation ; cette organisation doit être un parti politique.

Car seule cette forme d'organisation peut à la fois constituer un intellectuel collectif  fort de ses fonctions d’analyses, de synthèses, de réflexion globale, de formulations stratégiques et tactiques.

Seule cette forme d'organisation  peut être capable d'être une interface avec les mouvements sociaux, associatifs et culturels, et, d'investir les lieux de pouvoirs politiques pour les transformer, les démocratiser en profondeur.

C'est cette forme parti profondément adaptée à notre siècle qui permettra aux communistes de travailler à la réalisation de la visée socialiste dans des formes politiques appropriées et inédites.

Ce travail doit jeter les ponts d’un grand rassemblement populaire au sein duquel, chaque femme ou homme de progrès social ou humain puisse apporter sa pierre pour qu’un monde nouveau se lève à l’horizon.

 

Jean-Marie Bernardi.

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