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Publié par Jean-Marie Bernardi.

 

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Un cadeau de Noel divisé par deux, tel est le résultat du projet de loi de finance 2011 en matière de soutien accordé aux agriculteurs bio.

Ainsi, le montant de l’aide fiscale va passer de 4000 à 2000 euros, « mieux que rien » ironise le gouvernement soutenu par plusieurs parlementaires UMP qui réclament la suppression totale de cette aide.

 

Ainsi vont les résolutions en « Sarkozye land ». La trajectoire de celle-ci aura été éphémère tel une étoile filante se désagrégeant dans le ciel au dessus des surfaces bio.

Proposée e 2007, effective en 2009, deux ans plus tard l’aide n’aura pas survécu au(delà de l’année 2010…Un bel exemple de démagogie !!

 

Dorénavant pour compenser cette perte, les agriculteurs bio devraient se retourner vers des aides européennes à hauteur de 1600 euros. Au final, le manque à gagner s’élèvera à 400 euros.

Les acteurs du secteur bio estiment être floués par une telle décision, eux qui voyaient dans ce crédit d’impôts forfaitaire un caractère d’équité pour booster leurs activités, notamment au niveau des petites exploitation marquées du sceau de la fragilité.

A ce sujet, Dominique Marion, président de la Fnab ( Fédération nationale des agriculteurs biologiques ) fait remarquer « que les aides européennes ne sont pas forfaitaires car elles sont attribuées en fonction de la surface exploitée. » Selon lui, « les premiers impacts négatifs se feront sentir chez les petits maraîchers et chez les apiculteurs. »

 

Pour la Confédération paysanne, « en dessous de 50 hectares, aucun producteur bio n’y trouvera son compte. »

 

Ainsi, l’Etat se désengage de ses résolutions en matière de politique agricole biologique qui pourrait permettre la création d’espace de proximité agricoles de qualité dans nos cantons et dans nos communes rurales. Exit du maillage économique et social offert par l’agriculture biologique aux collectivités, aux institutions locales ainsi qu’aux citoyens avec les AMAP.

 

Pour les acteurs du domaine, et nous sommes à leur côté, « c’est un coup de canif porté à l’objectif du Grenelle de l’environnement qui consistait à tripler les surfaces bio dans l’hexagone pour le porter à 6%. »

Avec ce coup de rabot porté au crédit d’impôts sur la culture bio « cet objectif devient inatteignable » soulignent es mêmes acteurs.

 

A ce jour, seulement 3%  de la surface agricole française est réservée à la filière bio et l’économie réalisée grâce à ce coup de rabot est dérisoire car les aides inscrites dans une fourchette de 17 à 25 millions d’euros sont dix fois moins importantes que celles accordées à la filière des agro-carburants par exemple.

Alors, où sont les privilégiés ?...Scandaleux, NON ?...Qu’en pensent les élus(es) conseillers généraux UMP varois ?...eux dont le discours démago veut flatter sans cesse les mérites d’un agriculture bio ou naturelle ?....

 

Dans la région PACA, l’agriculture bio représente plus e 6% des surfaces exploitées, bien au dessus du niveau national. Le Var compte 250 exploitants bio en nette augmentation par rapport en 2006 par exemple où on en dénombrait 160 environ.

 

Avec la restriction des aides, que vont devenir ces exploitations et notamment les plus petites ?...Quel va être l’impact sur l’environnement, la santé et les générations futures ?...

 

Alors, OUI, comme le souligne Pierre Laurent, secrétaire national du PCF : « le résultat des élections cantonales comptera dans l’évolution de la situation de nos collectivités locales, donc dans la vie de nos concitoyens, et de celle de la situation politique nationale. »

 

Démonstration est ainsi faite que les deux niveaux sont intimement liés. En allant voter massivement lors du scrutin de mars prochain, les électeurs devront s’en souvenir en apportant leurs voix aux candidats et candidates représentant le Front de Gauche.

 

Jean-Marie Bernardi.

Candidat PCF / Front de gauche sur le canton du Luc. 

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Commenter cet article

Loulou 06/01/2011 14:07


L'agriculutre bio représente l'avenir, elle colle à l'environnement durable, à la proximité et à la santé publique. Quant à l'écologie, elle n'est pas la propriété de quelques écolos dilués dans
une nébuleuse allant de la droite à la social démocratie. Elle est la propriété de chaque citoyen. Je souscris à votre article et vous souhaite bonne chance sur ce canton.


Jean-Marie Bernardi. 06/01/2011 18:19



Merci pour ce commentaire encourageant.