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Publié par Jean-Marie Bernardi.

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                                            Laurent Carratala et entouré de ses amis. 

 

 

Qu’on le veuille ou pas, la politique menée par le Gouvernement pèse durement dans toutes les couches de la société ( actifs du public et du privé, retraités, jeunes, chômeurs…).Elle sème le doute dans les rangs du peuple de gauche qui ne voit pas le changement.

Les citoyens sont assommés par les décisions prises et l’irrationnel ou le renoncement priment parfois sur l’analyse et l’action efficace.

En témoigne l’abstention qui ne cesse de grandir comme ce fut le cas dimanche 4 octobre à Brignoles lors de la cantonale partielle (67%) !!

 

Dans ce contexte, seul le candidat parachuté  du FN a obtenu plus de 12,5% des inscrits et 40,4 % des suffrages exprimés.

Selon moi, ce résultat doit faire réfléchir lorsque l’on sait que l’arme principale du FN est de surfer sur la misère sociale, le désarroi sans apporter de solutions durables répondant aux besoins quotidiens des populations.

 

Les autres candidats recueillent respectivement 20,8% pour l’UMP (1397 voix), 14,6% pour le PCF/FdG (981 voix), 9,1% pour le FN dissident, 8,9% pour la candidate EELV soutenue par le PS local (598 voix) et 6,2% pour le candidat UDI ;

 

Si ce vote a indéniablement une signification nationale sanctionnant,  comme dans toutes les partielles, la politique de F. Hollande, il est essentiel d’en faire l’analyse locale pour en tirer les  conséquences et réfléchir sur les faites à ne plus commettre.

 

A mon avis, l’échec à gauche incombe totalement à EELV et à la section locale du PS brignolais.

Avant de poursuivre, faut-il rappeler  que dans le Var EELV, comme il a déclaré, est prêt à tout et à son contraire pour faire entrer plus de 100 élus(es) dans les futurs conseils municipaux prônant des alliances diverses pouvant aller jusqu’à l’UDI et le Modem…..

A Brignoles l’objectif non avoué consistait à viser le siège de conseiller général mais aussi et surtout à prendre le leadership de la gauche en vue des prochaines municipales.

 

Cependant, au regard des résultats cette stratégie s’est avérée funeste pour le parti « vert » et pour ses alliés de circonstance : PS local, Madame Massimi ( conseillère régionale PS), et l’association de madame Djamila Mehidi, ex suppléante de Claude Gilardo qui ne se représentait pas.

 

En maintenant coûte que coûte leur candidate et en refusant toute proposition unitaire, EELV dont les « dents rayent le parquet », s’est comporté en fossoyeur du maintien envisageable de ce canton à gauche.

Aujourd’hui, plutôt que de renvoyer la responsabilité de l’échec sur le PS national, la candidate verte (Ygiarto-Arnoult) ferait mieux de se poser la question : « en quoi suis-je responsable avec mon parti et mes alliés de circonstance ?... ». Mais pour cela il faut être humble et de la part d’une personne qui se satisfaisait du taux de participation à 33%

( entendu dans le bureau de vote de Camps la source) j’en doute..

En faisant un trait d’humour je pourrais dire au sujet de cette dame : « si les c’est pas nous, c’est pas nous.. » volaient elle en serait certainement le chef d’escadrille !!

 

En redevenant sérieux, au-delà de la simple addition des voix de gauche ( PCF/ FdG 981 + EELV 598 ) qui aurait permis d’être au deuxième tour en devançant l’UMP, il est certain que la dynamique aurait été bien  meilleure et le résultat aussi.

 

En attendant, à vouloir manger à tous les râteliers  et en adoptant en permanence des postures purement politiciennes, EELV et ses alliés locaux ont ouvert, ne leur en déplaise, la voie à un duel FN/UMP au second tour.

Il lui appartient d’en assumer la responsabilité entière et de reconnaître sa faute politique dont la portée est départementale.

 

A posteriori, réalisant le désastre causé par ces comportements, C.Omet ( PS local ) nous a proposé de faire une déclaration commune !!... De qui se moque t-il ?...S’il a envie avec sa section PS de faire une déclaration qu’il la fasse, mais en assumant pleinement sa responsabilité, en reconnaissant publiquement son erreur pour rebondir dessus, pour en tirer les conséquences afin de pas la reproduire dans le futur.

Que ce jeune homme, jeune aussi en politique et que ses amis(es) d’EELV sachent que sans rancune et sans animosité je ferai connaître leurs agissements auprès des citoyens que je rencontre lors de mes activités politiques et citoyennes départementales. Qu’ils soient sur que leur agissement deviendra un cas d’école étayant mes interventions.

 

La voie de l’union à gauche n’est pas une voie royale mais je m’efforcerai avec mes amis(es) et camarades de la consolider dans la clarté du débat pour rassembler les électeurs autour de positionnements solides à l’égard des intérêts généraux plutôt que choisir le chemin de l’électoralisme et du clanisme.

 

Aujourd’hui je suis triste pour Laurent Carratala et pour Liliane Caramello, pour les citoyens, pour les personnes déboussolées ou égarées, pour ceux qui ont soutenu nos valeurs et qui nous ont aidé à les faire partager.

 

Néanmoins, dans cette tristesse un rayon de lumière éclaire l’avenir car contrairement aux ambitions de la coalition EELV-PS local de vouloir marginaliser le PCF/FdG, ce dernier garde très largement  le leadership à gauche à Brignoles où les cartes sont rebattues pour les prochaines municipales.

 

Dans ce paysage crépusculaire la bête s’est réveillée dans sa tanière prête à sortir du bois. Banalisée et dédiabolisée par des médias en quête d’évènement, elle s’apprête a envahir le champ politique à quelques mois des municipales…

Alors attention braves gens, si par malheur pour la démocratie, la liberté de pensée, la culture, les droits sociaux  elle envahissait nos villages, l’aube n’y serait certainement pas dorée !!...Levons nous et regroupons nous pour la renvoyer au fond des bois. Pour ce faire il faut absolument répondre aux attentes urgentes des citoyens qui n’en peuvent plus.

Qu’on se le dise…No passaran et le combat continue !!

 

Il fallait les « maux » pour le dire.

 

Jean-Marie Bernardi

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