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Publié par Jean-Marie Bernardi.

 

Cantonales :  pas une voix pour la peur et la haine !!

 

Cantonales de mars 2011, réflexions et commentaires à l’issue du premier tour de scrutin.

 

Jamais depuis la Libération de 1945, une élection cantonale n’avait connu un taux d’abstention aussi élevé ( 55 ,7% ) soit plus 19,6% par rapport à l’année 2004 date du dernier scrutin.

Malheureusement le canton du Luc n’y a  pas échappé et le phénomène est encore plus marqué dans les quartiers populaires. Seuls les territoires ruraux comme les Mayons ont mieux résister avec une participation plus forte.

 

Ce constat désastreux pour la démocratie locale et de proximité peut en partie s’expliquer par la chape de plomb mise par les médias au dessus de cette élection, mais cela n’explique pas tout.

En filigrane  nous devons y voir une crise profonde de la vie publique et de la vie politique où les deux principales forces, UMP et PS qui pratiquent l’alternance restent sourdes aux cris de la souffrance populaire ont une part importante de responsabilité.

 

Cette défiance a été générée par les mandats de Chirac et de Sarkozy, mais aussi et malheureusment par ceux des socialistes sous la présidence de François Mitterand. Elle est également amplifiée par les filtres d’un discours socialiste incompréhensible notamment au sujet des retraites et de sa rupture avec la lutte de classe.

 

Ce phénomène d’abstention va ainsi jusqu’au plus bas de la démocratie. Il atteint les élus de proximité qui perdent de la confiance et de la crédibilité.

 

Dans le Var, le PS s’effondre en payant cash son acceptation du libéralisme et son abandon du terrain de la lutte de classe à mener auprès des plus défavorisés contre le capital et l’argent Roi.

 

Pour autant, les forces de gauche composant le Front de Gauche et notamment le PCF ne progressent pas aussi vite qu’elles ne devraient le faire ( + 1,5% par rapport aux régionales )

 

Même si au plan national on peut noter une progression de 3% par rapport aux régionales, celle-ci ne peut totalement nous satisfaire !!

Il va falloir confirmer en retrouvant la confiance des citoyens et en enterrant définitivement les compromissions avec toutes les formes de social-démocratie.

 

Comme en 1936, il est grand temps de créer un large Front à gauche pour avoir dès 2012 des élus à l’Assemblée Nationale qui en toute indépendance et en liaison avec leurs électeurs pourront approuver ce qui est bon et désapprouver ce qui ne l’est pas !!

 

Expérience étant leçon, le PCF et les forces composant le Front de Gauche ne devront pas participer à un éventuel gouvernement social-démocrate comme ce fut le cas lors de la deuxième mandature de François Mitterand.

Il faut savoir reconnaître ses erreurs et surtout rebondir sur elles pour ne pas les reproduire.

 

Dans le cas contraire, bon nombre de nos concitoyens pourraient venir grossir le taux de l’abstention, rejoignant ainsi ceux pour qui la politique n’est plus une façon ou un levier pour changer la vie….

 

Néanmoins, force est de constater que la seule force qui progresse à gauche est celle représenté par le Front de Gauche : 7,91 % par le PCF et 1,07% pour le PG.

Le rassemblement constitue désormais la deuxième force à gauche devant EE Les Verts.

Il faudra confirmer car cette progression reste fragile au regard du taux d’abstention. C’est en travaillant auprès des gens que nous pourrons le faire.

 

Avec 16,9 % des suffrages exprimés, l’UMP reçoit une calque mémorable même si son recul était déjà visible en 2004.

 

A droite, l’extrême droite progresse de 3%, même elle accuse un recul en nombre de voix. Le FN mord dans les milieux ruraux et chez les classes moyennes.

Courtisé par les médias plus avides de sensationnel que d’analyse sur le fond, le parti du clan Le Pen surfe sur la souffrance et la misère sociale. Il fait preuve d’un populisme mensonger en se revendiquant socialement pour la défense des travailleurs, des salariés et des ouvriers.

Ce discours n’est pas nouveau. Il fut employé par l’extrême droite française dans les années 30, par Mussolini dans les années 20 et par le national socialisme hitlérien de l’Allemagne nazi. Il fut le fil conducteur du gouvernement de Vichy pendant tout le temps de l’occupation.

 

Aujourd’hui ces thèses populistes cachent la vraie nature du FN parti réactionnaire et xénophobe. Elles constituent un piège pour l’électeur désabusée qui oserait tenter l’aventure comme nous le confiait une dame âgée au Luc le 20 mars dernier devant le bureau de vote..

 

Alors, il appartient aux humanistes, aux défenseurs de la Liberté, aux partisans de la Fraternité, aux épris d’Egalité, aux forces de progrès d’en démontrer tous les dangers. La réponse réside dans le travail que nous devons faire auprès des citoyens et avec aux pour défendre et répondre à leurs légitimes aspirations.

 

Alors, ne nous racontons pas d’histoire et parlons franc. La responsabilité de la gauche, de toute la gauche doit être engagée pour recréer la confiance et les conditions d’une espérance crédible.

 

Face à la rage de l’UMP, avide de destruction sociale, notamment par rapport aux acquis issus de la Libération et des luttes sociales, la sortie de crise ne pourra se faire que par un changement de société et d’un nouveau rapport de force à gauche, n’en déplaise aux ambitions hégémoniques du PS.

Il devra s’agir d’un changement radical et efficace dans la construction duquel le PCF à l’intention de s’engager avec ses élus(es) et ses forces militantes.

 

L’UMP a permis la banalisation du FN. Aujourd’hui, elle va encore plus loin au risque d’y perdre son âme républicaine si tant est il lui en reste une.

C’est son choix, nous ne le partageons pas car l’extrême droite a toujours représenté un rempart ultime pour le système capitaliste.

Rappelons nous qu’en 1936 la droite soutenue par le grand patronat et la puissance financière affirmait «  qu’il valait mieux Hitler que le Front Populaire. »

 

Devant cette tentative à peine camouflée de confluence entre l’UMP et le FN, il y a obligation à se mobiliser.

Tous les démocrates, tous les républicains, toute la gauche, le monde du travail, de la culture doivent débusquer et stopper la machination en cours.

 

Pour lutter, une seule arme : se rendre aux urnes pour faire élire des conseillers généraux PCF, PG du Front de Gauche, des conseillers de gauche et faire barrage au F Haine.

 

Jean-Marie Bernardi.  

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