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Publié par Jean-Marie Bernardi.

affiche-1851.jpg

 

Collobrières le 27 avril 2012 :  avec René Merle, voyage au cœur du Var rouge de 1851.

 

En 223 ans, depuis 1789, quinze constitutions ont été écrites. Elles ont jalonné l’histoire de notre République. Parfois écrites à partir des usages et coutumes, parfois autour de lois structurantes et fondamentales, toutes ont été les marqueurs notre pays de France, de notre République, parfois en discordance avec la réalité sociale.

 

En 1848, la révolution fait abdiquer la monarchie de juillet de Louis Philippe. Comme en 1789, une assemblée constituante rédigea la constitution républicaine du 4 novembre 1848. Pour la première fois le suffrage universel allait pouvoir s’exprimer….Quatre ans plus tard, à la surprise générale Louis Napoléon Bonaparte était élu.

Très vite il allait s’orienter vers la répression, la dictature en rompant brutalement avec le régime parlementaire.

Les socialistes, les démocrates, les communistes étaient sans cesse pourchassés. L’empereur dictateur mènera ce combat contre la démocratie jusqu’au coup d’état de décembre 1851.

 

La constitution qui vit le jour offrait alors au président élu pour 10 ans un pouvoir personnel renforcé et quasi absolu…Actuel NON ?....

 

Paris et les grandes villes, contrairement à 1789 ne bougèrent quasiment pas.

C’est au fond des campagnes et des villages de Province qu’éclata la colère.

 

Dans le Var et d’autres département situés principalement au Sud, les « rouges »

( socialistes et communistes ) se soulevèrent pour sauver la République assassiner par la dictature.

Commencée au Luc, à Vidauban, à la Garde Freinet, à Cogolin l’insurrection gagne très vite tous les arrondissements du Var : Brignoles, Draguignan et Toulon.

Les colonnes des insurgés, mal armées, sont encerclées par l’armée… Les chasses à l’homme se mettent en place, les dénonciations se multiplient, les arrestations aussi.

Parmi tous ces ouvriers, ces besogneux, ces paysans, ces instituteurs, ces notables parfois qui s’élèvent contre le coup d’état, nombreux sont  qui sont exécutés sommairement.

 

Au final plus de 3000 insurgés, hommes et femmes seront entassés au Fort Lamalgue pour y croupir ou y mourir. D’autres seront déportés en Algérie, d’autres au bagne de Cayenne, pendant que Louis Napoléon allait être proclamé empereur.

 

Cette insurrection allait devenir le fil rouge de la Fortune des Rougons d’Emile Zola, premeir tome de la série des Rougons-Macquarts.

 

rene-merle.jpgHier soir, à Collobrières, René Merle, président de l’association 1851-2001 pour la commémoration de la résistance au coup d’état de 1851 tenait conférence à la salle des Mouffus copieusement remplie pour l’occasion.

 

Avec cet historien au regard lumineux, malicieux, à la voix posée et au verbe ciselé, nous avons pu voyager au cœur du Var rouge de nos aïeux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

toussaint-merle.jpgSon père, Toussaint Merle, natif de La Seyne, puis normalien, enseigna à Collobrières. Son engagement politique à la SFIO puis très vite au PCF firent de lui un responsable et un élu aimé et respecté de tous. Il fut Maire de La Seyne, Sénateur et Député du Var.

 

Hier soir, à Collobrières au son de la narration de son fils, René Merle, tant de souvenirs ont refait surface.

Alors, n’oublions pas d’où nous venons pour savoir où nous voulons aller. Pensons à ce que furent nos aïeux, ces républicains libres et debout.

Pensons à ceux qui ont construit notre modèle social que certains veulent détruire. Ces bâtisseurs, ces rassembleurs étaient très souvent communistes et résistants.

 

 

 

 

En ces moments de réaction de la droite française et d’un extrême droite dangereuse, reprenons ces drapeaux rouges et bleu, blanc, rouge qui sont ceux de notre histoire.

 

Le 6 mai utilisons le bulletin François Hollande pour sortir N. Sarkozy que j’ai surnommé parfois « Nicoléon » en référence à Napoléon trois.

 

Ensuite les 10 juin et 17 juin votons massivement pour le programme de « l’Humain d’abord » porté par les candidats du Front de Gauche, pour qu’enfin, un jour nous sortions de cette 5ème République, imposée par Charles De Gaulle.

Elle confère les pouvoirs à un seul homme et la vie parlementaire est très réduite.

Par de nombreux aspect la constitution de 1958 ressemble trop à celle imposée par L. Napoléon Bonaparte et De Gaulle a du s’en inspirer pour écrire la sienne.

 

C’est pour cela que le pouvoir doit revenir au Peuple et que nous lui disons : « PRENEZ LE POUVOIR !! »

 

Jean-Marie Bernardi

Candidat Front de Gauche

4ème circonscription du Var   

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