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Publié par Jean-Marie Bernardi.

 

 

 

J-M-B-copie-1.jpgConcluant un contrat passé en 21001 entre le gouvernement Fillon et la société Ecomouv deux jours avant le 2ième tour de l’élection présidentielle, la droite encore au pouvoir pour quelques heures fixait les modalités du contrat PPP ( Partenariat Public Privé ) par décret.

Nathalie Kosciusko-Moriset, Thierry Mariani, Valérie Pecresse et François Baroin, alors ministres de N. Sarkozy devraient à minima rendre des comptes !!...

Aujourd’hui, au-delà de la timide tentative de mea culpa de la part de Rachida Dati, de Xavier Bertrand ou de Coppé, l’affaire pourrait sentir mauvais le soupçon de corruption.

 

Pourquoi et comment une entreprise privée serait-elle autorisée à prélever un impôt public ?...C’est une première qui fissure le monopole de l’Etat en matière de collecte d’argent public depuis la révolution de 1789 !!

 

Au regard du contenu contractuel il s’avère que la facture est salée !!...En effet, selon une prévision de recette de 1,2 milliards d’euros par an, Ecomouv touchera 250 millions d’euros, 750 millions allant à l’Etat et 150 aux collectivités territoriales ou locales….Calcul vite fait pour s’apercevoir que la société privée encaissera 20% des recettes annuelles, de quoi engranger un joli pactole sur le dos des contribuables.

La moyenne sur les autres PPP  en France oscille entre 2 ou 3% des recettes.

 

Face à une telle situation tous les doutes sont permis. Il est légitime que la colère des salariés monte, celle du peuple breton, mais peut-être aurait-il été  préférable qu’elle s’alliât avec les forces de gauche et de progrès plutôt qu’avec celle du Medef ou de la FNSEA.

 

Néanmoins devant la levée de bouclier J-Marc Ayrault a du faire marche arrière en suspendant l’écotaxe. Comme à son habitude il a pointé du doigt la responsabilité de la droite. Pour autant la sienne et celle de son gouvernement sont engagées car il n’ignorait pas la teneur exacte de ce dossier brûlant.

En effet, dès février 2013 la sénatrice PCF Evelyne Didier avait alerté le ministre des transports sur le choix de ce PPP en pointant notamment le «  retour sur investissement démesuré. »

 

EELV qui participe au gouvernement, collé aux sièges de ministre comme des berniques sur les rochers, parle de « scandale d’Etat. »

 

Une enquête parlementaire devrait être instruite pour faire la clarté sur ce dossier. En attendant la Bretagne souffre, atteinte au cœur de son  économie, de son développement social et humain.

 

Faire payer une écotaxe ne règlera rien si parallèlement  aucune réflexion et aucune décision ne sont envisagées pour développer d’autres modes de transports moins polluants et alternatifs à la route. Cela pourrait le cas avec le fret ferroviaire ou les voies navigables.

 

Ceci est vrai pour l’ensemble du territoire français et européen où les politiques libérales ou sociaux-libérales ne cessent de céder sous la pression des lobbies des transporteurs routiers.

 

Jean-Marie Bernardi.   

 

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