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Publié par Jean-Marie Bernardi.

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                   Eva Joly entre ses meilleurs camarades ?... 

 

( Source journal Le Républicain Lorrain version internet du 23 juillet 2012 ).

 

Onze militants messins du mouvement écologiste reprochent à leurs instances d’avoir vendu leur âme pour quelques postes.

 

 

Rien ne va plus chez Europe Écologie-Les Verts (EELV). La porte-parole du mouvement en Lorraine, l’un de ses secrétaires régionaux, trois autres membres du comité politique régional, six candidats aux dernières législatives, plus quelques autres, ont claqué la porte, hier. « Avec ces départs en bloc, EELV Lorraine perd 10 % de ses adhérents. S’y ajoutent toutes les personnes qui, écœurées, ont préféré partir sans faire de bruit », indiquent Stéphane Aurousseau et Sophie Reimeringer, cosecrétaire régional et porte-parole.

Cette fuite des militants s’inscrit dans « un contexte national », soulignent les frondeurs. Le mouvement écologiste aurait perdu la moitié de ses adhérents en une année. « Une débandade », ironise Aurousseau.

 

Pour un plat de lentilles.

 

Lui et ses amis reprochent aux caciques de leur parti d’avoir vendu leurs âmes pour un plat de lentilles. « La stratégie suivie au niveau national a consisté à sacrifier la base militante et ses convictions pour deux postes de ministre et dix-huit députés. Il paraît que c’est ça, la politique », soupirent les conjurés messins.

 

Les relations entre le groupe de Metz et les instances supérieures étaient devenues très difficiles, ces derniers mois. Volontiers contestataires, les « Messins » s’étaient distingués aux dernières législatives en désignant leurs candidats par tirage au sort, afin de souligner la dimension collective de leur action et pour lutter contre « la professionnalisation » de la vie publique. Ce mode d‘investiture singulier avait été validé par les militants, comme le prévoient les statuts. Mais le secrétariat national avait passé outre dans l’une des trois circonscriptions messines, imposant son candidat face à la socialiste Aurélie Filippetti (Metz 1).

 

Le sénateur Jean-Vincent Placé, qui a négocié l’accord PS-EELV au niveau national, avait fait spécialement le déplacement, à Metz, où il avait déjeuné en toute discrétion avec Jean-Marc Todeschini, patron du PS en Moselle, et le maire de Metz, Dominique Gros.

 

« Les militants ont l’impression d’être les dindons d’une farce qui n’a que trop duré. Désormais, les élus régneront en maîtres sur un champ de ruines, comme au bon vieux temps des Verts », grincent les démissionnaires. Qui promettent de refaire parler d’eux aux prochaines municipales.

 

Nicolas BASTUCK.

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