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Publié par Jean-Marie Bernardi.

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Ensemble, soufflons le rouge de l’espoir et de la lutte pour qu’il sème ses graines et germe dans les consciences en portant nos valeurs : celles de  l’Humain d’abord.  

 

 

 

Le délai de deux ans accordé à la France par la commission européenne pour réduire son déficit public est un couperet sans complaisance contre notre modèle social issu de 1936, du CNR, de 1968 et des premières années de 1981.

François Hollande et ses alliés gouvernementaux PS-EELV-PRG ont beau démentir, ils sont dos au mur face aux attaques cyniques de Bruxelles.

En essayant de dédramatiser, d’édulcorer le 1er ministre Jean-Marc Ayrault vient de déclarer : « nous ferons les réformes qui nous sont demandées, mais à notre manière. »

De son côté, pour justifier sa politique,  le Président de la République invoque le système Schroeder…piteux modèle qui a engendré en collaboration avec la droite la précarité chez nos voisins allemands…Piteuse référence pour faire valoir un engagement « socialiste » qui s’apparente à s’y méprendre à un copier-coller des politiques de droite…

 

Pour la commission et son président Baroso, les cibles françaises sont multiples : retraites avec une régression qui pourrait être la règle, dérèglementation et libéralisation des services publics, nouvelle réforme fiscale avec des hausses de TVA, recul de notre politique sociale et de santé, dépassement des règles sévères adoptées avec l’ANI en matière de marché et de droit du travail….

 

Et, cerise sur le gâteau : en parallèle de cette pluie d’attaque anti- sociales sans précédent,  toujours sous la houlette de Baroso, l’Europe veut imposer un accord de libre échange avec les USA. Cet accord, s’il voyait le jour rajouterait une couche de recul social, économique et environnemental.

Nous touchons là au cœur de la politique menée par les dogmes capitaliste et ceux de la finance mondialisée qui veulent imposer leurs diktats à la planète entière pour se gaver sur l’autel du sacro saint profit !!

 

Dans cette tempête néolibérale, François Hollande et son gouvernement devront rendre compte tous les six mois « des progrès » (lire anti-sociaux) qu’ils auront pu faire en les imposant au peuple français et notamment aux salariés et à leurs familles qui ont du mal à joindre les deux bouts.

 

Les règles inscrites dans le TSCG voté par la majorité PS-EELV-PRG avec les « two packs » vont s’appliquer en resserrant l’étau de l’austérité…Et gare aux mauvais élèves…Sans résultats probants, la commission européenne pourrait s’immiscer jusque dans l’élaboration des budgets nationaux…C’est prévu par les textes.

 

En 2005, 55% des Français avaient rejeté le TCE…Sarkozy l’avait fait revenir par la voie parlementaire avec le traité de Lisbonne…Nous nous rappelons de ce vrai moment de déni de démocratie imposé au peuple de France.

 

En 2012, avant son élection François Hollande voulait « ré-enchanter le rêve ». Avec l’adoption de la règle d’or et du TSCG il a engendré un cauchemar….Il a renié la plupart des ses engagements majeurs de campagne.

 

Il est urgent d’alerter sur cette situation, d’en débattre pour porter collectivement et massivement des solutions alternatives et en rupture totales avec le modèle néolibéral.

Il faut éclairer les consciences pour organiser une riposte populaire à la hauteur des attaques portées.

Le marche du 5 mai entre Bastille et Nation, les 50 répliques régionales participent à cette contre offensive.

 

Les assises du changement du 16 juin prochain à Montreuil, initiées par le PCF/FdG et son secrétaire national Pierre Laurent doivent accentuer le processus.

Dores et déjà, elles s’annoncent comme un succès et un point de départ à la mobilisation populaire.

Elles fédèrent un trentaine d’organisations politiques et syndicales et elles représenteront une rampe de lancement pour agir à gauche en imposant le changement.

C’est urgent et vital pour ne pas être broyés et devenir ad vitam aeternam des simples variables d’ajustement d’un cynique calcul n’ayant que pour seule loi celle du profit et de l’exploitation capitaliste.

 

" Nul n'a le droit d'entasser des monceaux de blé à côté de son voisin qui meurt de faim". (Robespierre).

 

Alors, ensemble, soufflons le rouge de l’espoir et de la lutte pour qu’il sème ses graines et germe dans les consciences en portant nos valeurs : celles de  l’Humain d’abord.

 

Jean-Marie Bernardi.

 

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