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Publié par Jean-Marie Bernardi.

 

 

 

83 Jean Marie Bernardi3 réduitSelon un sondage Opinion Way, 76% des Français ne font pas confiance à Jean-Marc Ayrault et à son gouvernement dans le dossier Florange !!...

Comment pourrait-il en être autrement devant tant de reculades et de fausses justifications de la part d’un premier ministre embourbé, enfermé dans le secret de la négociation et pris au piège de la pieuvre Mittal ?...

 

Si tant est que l’on puisse donner un conseil à ce gouvernement et à son premier ministre, serait-il judicieux pour eux de s’appuyer sur les vraies compétences, à savoir celles des salariés et de leurs représentants syndicaux.

Mais J-Marc Ayrault et ses ministres en sont-ils capables ou en ont-ils la volonté ?...Au regard de leurs rétro pédalages en tous genres et de la fragilité de « l’accord Mittal-Ayrault », permettez moi d’en douter.

 

Même à l’aile gauche du PS (sa bonne conscience) des voix s’élèvent du côté du courant un Monde d’avance ou de celui de Maintenant la gauche pour réclamer la nationalisation de Florange.

 

Cet accord  contre productif doit être revu et corrigé en présence des acteurs de terrain :les syndicalistes. Le gouvernement doit rouvrir le dossier. C’est vital pour Florange mais aussi au-delà pour de vrais marqueurs à gauche et de changement réel.

 

Pour soutenir les ouvriers en lutte, Pierre Laurent s’est rendu à Florange où il a rencontré le personnel et les représentants syndicaux.

Il représentait le Front de Gauche et était accompagné d’Eric Corbeau, responsable national du PCF et de plusieurs élus locaux.

En Moselle, le sénateur PCF/FdG qui a interpellé le 1er ministre sur ce dossier ( voir vidéo en fin d’article ) a rappelé que les acteurs du Fronts de Gauche, ses parlementaires continueront de le faire pour soutenir l’action des salariés et pour aboutir sur des solutions durables quant au maintien du site industriel.

 

Il est à noter qu’Edouard Martin, syndicaliste CFDT, adoubé par les médias s’est élevé contre une marche de solidarité proposée par le Front de Gauche et notamment Jean-Luc Mélenchon. Plus encore…Edouard Martin a vivement protesté contre la présence d’élus politiques sur le site !!!....

A t-il sans doute oublié la présence de Hollande juché sur un camion tel un délégué déversant des promesses aux ouvriers ?...

A t-il oublié le trublion Montebourg qui lui apportait des croissants lors du camping nocturne organisé sur le pavé parisien ?....

Agit-il ainsi  par pure déception telle parut être sa confiance, même non avouée dans ce gouvernement à majorité socialiste ?...Simple question.

 

Néanmoins cette amertume est légitime et compréhensible, sa colère aussi, elle qui cache un désir non assouvi.

 

Alors, certes, il appartient aux salariés de décider des formes d’action, c’est important, mais il leur appartient aussi, à mon avis, de tisser des liens indéfectibles dans le respect de l’indépendance syndicale pour faire gagner le changement et reprendre du terrain, c’est urgent sur le désert industriel français.

 

Nonobstant la colère de son leader syndical local, le nouveau secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger déclarait sur les ondes radio : « La préoccupation de la CFDT, aujourd’hui pour Florange, c’est la mise en œuvre de ce que le gouvernement a arraché à Mittal en termes d’accord. »

Edouard Martin appréciera sans doute le paradoxe et le différentiel qui existe entre sa confédération et son syndicat. Mais ne faut-il pas savoir assumer ses propres contradictions surtout quand on est à la CFDT ?....

 

De son côté, le secrétaire CGT de Florange a une autre approche. Lorsqu’il déclare : « ce combat est celui des ouvriers, de tous les ouvriers, mais nous voulons nous servir de toutes les armes à notre disposition, y compris des soutiens et des relais politiques… » il conforte l’idée que sans lien entre action syndicale et pratique politique allant dans le même sens ou convergeant avec l’intérêt des travailleurs,  il devient très difficile de faire avancer un projet industriel ou un programme revendicatif.

 

Combien de fois lors de ma vie de responsable syndical CGT ai-je vécu cette cruelle réalité face à la droite et au patronat ?....

Combien doit-il être encore plus difficile de vivre ces situations aujourd’hui face au patronat et à la social-démocratie qui cède sous sa pression ?....

 

Pierre Laurent a bien expliqué l’état d’esprit des partenaires du Front de Gauche : « Nous ne sommes pas là pour donner des leçons aux salariés, ils ne  nous ont pas attendu pour sa battre. Nous sommes là pour mettre notre bataille politique au service de leur combat et à celui de l’avenir industriel français. »

 

Alors que le camarade Edouard Martin, pour qui la blessure est profonde se rassure. Nous sommes des hommes comme lui et ses camarades en luttes.

Nous sommes aussi des militants syndicaux dans nos organisations respectives.

Nous ne voulons pas décider à la place des salariés, seuls souverains, à Florange ou ailleurs.

Nous ne voulons pas récupérer qui que ce soit.

Nous ne vouons pas politiser ce conflit.

 

Nous voulons tout simplement comme nous le faisons dans de nombreux sites en lutte, soutenir les ouvriers y compris par le biais de nos parlementaires ( Assemblée et Sénat ) qui se sont exprimés dans les hémicycles pour défendre et faire vivre Florange.

 

Nous voulons confronter les points de vue, développer les convergences pour qu’ enfin le monde du travail, la classe ouvrière soient entendus, écoutés, pour que ses revendications se traduisent dans la réalité autour des liens que nous aurons tissé pour l’Humain d’abord.

 

Aujourd’hui, le conflit des Mittal de Florange est l’épicentre de notre tissu industriel. C’est un symbole.

De la façon dont il aboutira dépendra l’avenir de notre industrie, mais aussi celui de la gauche dans notre pays.

Qu’Ayrault, premier ministre et François Hollande président se le disent : nous sommes là pour pointer du doigt leurs choix libéraux ou leurs erreurs et le dossier Florange est significatif. Il est dangereux pour l’avenir des salariés du secteur.

 

Jean-Marc Ayrault et François Hollande n’ont pas le courage d’affronter le capital, sa brutalité….comment peuvent-ils encore être identifiés à gauche ?....

 

Jean-Marie Bernardi.

 

 

 

 

 

 

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