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Publié par Jean-Marie Bernardi.

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La situation économique, industrielle et sociale que connaît notre pays et à fortiori notre département (70 000 chômeurs) est gravissime en termes d’emploi, de précarité, de flexibilité et de souffrance au travail.

 

Les plans de sauvegarde de l’emploi (PSE), doux euphémismes pour parler de suppression de postes ou de licenciements se multiplient dans de nombreux secteurs d’activité et notamment industriels.

 

Il y a 9 mois, le FdG avec ses 4 millions de voix contribuait largement à se débarrasser de Sarkozy.

 

Nonobstant les propositions portées par le programme « l’Humain d’abord », F.Hollande et son gouvernement ne répondent pas aux attentes populaires et du monde du travail.

 

Ils se contentent d’accompagner le libéralisme sans s’attaquer aux causes profondes de la crise du système capitaliste et financier.

 

Avec ses alliés d’EELV et PRG, bien que quelques voix dissidentes commencent à se faire entendre, ils nient l’existence de la lutte des classes alors qu’elle s’aiguise chaque jour d’avantage sur les lieux de travail que constituent les entreprises.

 

Les exemples de PSA, Renault, Sanofi, Florange, Fralib, Good Year, Virgin etc… démontrent à quel point la lutte pour l’accumulation du profit est forte.

 

Cette affrontement, cette lutte est actuellement gagnée par les entreprises du CAC 40 pendant que la fracture sociale et que les inégalités se développent.

 

Pendant 10 ans, la droite de Sarkozy avait accéléré la casse des droits sociaux, du droit su travail.

F.Hollande n’a pas été élu pour prolonger ce processus or force est de constater que cédant à la pression du Medef il le continue.

 

Le pacte de compétitivité Gallois, avec ses 20 Mds de cadeaux aux entreprises sans contre partie, l’accord CFDT, CFTC, CGC / Medef emploi flexibilité concourent toujours plus à l’austérité et à la précarité.

 

C’est tellement vrai que toutes ces décisions et accords minoritaires visant à faire baisser le coût du travail ont tous été salués par Parisot la patronne du Medef qui veut aller encore plus loin.

 

En fait, depuis des années tous les dispositifs patronaux, managériaux visent à reprendre au salariat les acquis construits à la libération avec le CNR ou ceux arrachés avec les grandes luttes comme celle de 1968. En attendant, le code du travail devient une coquille vide.

 

Que les pouvoirs de droite au service du Medef aient favorisé de telles dérives on peut comprendre pourquoi, mais que des gouvernements dits de gauche le fassent c’est pour le moins contradictoire et incompréhensible au yeux des salariés et des citoyens qui attendent un réel changement.

 

Pour bien appréhender la situation actuelle, il faut bien connaître la stratégie du patronat qui depuis les années 1970 -1990 et puis jusqu’à aujourd’hui, brutalement ou par dose homéopathiques, sous couvert de révolution managériale a permis le délitement des critères collectifs du travail et celui des collectifs de travail.

 

Dans un France où près de 90% de la population active est salariée, il est inimaginable que la stratégie mis en œuvre par le patronat et la droite n’aient pas d’influence, compte tenu du déséquilibre des forces organisées, sur le salariat et sur sa façon de se comporter en tant que citoyen.

Malheureusement et sans réaction de la part du monde du travail salarié, cette politique poursuivie par la social démocratie libérale est vouée à l’échec comme le démontre ce qui se passe dans d’autres pays d’Europe entrés en récession.

 

Le Fdg s’oppose à cette politique d’austérité reprise par F.H et le gouvernement de J-M Ayrault.

Ses composantes

politiques (FdG)  veulent faire entendre et partager qu’une autre logique existe à gauche, alternative à l’austérité, au recul social et à la précarisation.

 

C’est pour cela que le FdG, outil de rassemblement au service des citoyens, des salariés veut s’adresser à tous ceux à gauche, dans le mouvement social qui veulent un politique en rupture avec le capital, en rupture avec la loi des marchés, en rupture avec la financiarisation de la société.

 

Pour parvenir à changer de cap, le FdG fait plusieurs propositions.

 

-          Confirmer les 35 heures comme durée légale du temps de travail sans perte de salaire.

-          Ré-ouvrir le droit à la retraite à 60 ans.

-          Réaffirmer le CDI à temps plein comme la norme de contrat de travail.

-          Utiliser le CDD dans un cadre très strict et sous contrôle des IRP.

-          Renforcer les effectifs de l’Inspection du travail.

-          Interdire le temps partiel imposé.

-          Supprimer la rupture conventionnelle.

-          Augmenter le pouvoir d’achat.

1-      Blocage des loyers sur deux ans.

2-      Suppression des franchises médicales.

3-      100% de remboursement sur les lunettes et soins dentaires.

4-      Tarification sociale pour l’accès à l’eau et à l’énergie.

5-      Allocation pour les jeunes en formation financée par la solidarité nationale.

 

Le FdG se prononce aussi pour :

 

-          Une loi d’interdiction des licenciements boursiers ou pseudo économiques dans les entreprises en bonne santé.

-          Pour des droits et des pouvoirs nouveaux pour les représentants du personnel dans le IRP (CE, CHSCT, DS, DP, CA et CS).

-          Pour un droit de préemption des salariés en cas de dépôt de bilan ou de délocalisation.

 

Le FdG se prononce aussi pour :

 

-          Une sécurité sociale professionnelle . Comment ?...

-          En offrant aux salariés un nouveau statut les assurant de la continuité de leurs droits, de leur formation, de leur protection sociale, de leur ancienneté..tout au long de leur parcours et de leur vie professionnelle, qu’elle ait été ponctuée ou pas par des périodes de perte d’emploi ou d’inactivité.

 

Et oui, beaucoup de chose sont à conquérir ou à reconquérir pour que l’humain soit enfin au centre des décisions et qu’il ne soit plus considéré comme une variable d’ajustement comptable capitalistique.

 

Le chemin peut paraître long, mais il nous faut bien comprendre tous ces enjeux pour gagner la bataille du changement et ne pas se contenter tous les cinq ans de voter pour un tel ou un tel.

 

Si le baromètre du temps social est constitué des balanciers antagonistes de la lutte des classes, il nous appartient de jeter des ponts entre mouvement social et mouvement politique pour collectivement mettre le curseur sur beau fixe et durable.

 

Jean-Marie Bernardi.         

 

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