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Publié par Jean-Marie Bernardi.

L’abrogation des permis rejetée !!

 

Hier à l’Assemblée nationale, la droite au service des lobbies industriel a refusé de trancher. Comme des carpettes, les députés de droite ont adopté le texte relatif à l’interdiction de la fracturation hydraulique, sans interdire les permis d’exploration déjà accordés, ce que nous redoutions dans notre article d’hier.  Le PCF, EE-Les Verts et le PS ont voté contre.

 

Rappelons à nos  lecteurs que dans le Var, les sept circonscriptions sont détenus par cette majorité qui fait fi des préoccupations des citoyens.

Rappelons que ces mêmes députés et conseillers généraux ont eu parfois l’outrecuidance de venir manifester pour redorer leur blason  qui ne cesse de ternir….Hier ils ont voté comme un seul homme bien rangés derrière leur mentor national et chef de l’Etat, le doigt sur la couture de leur pantalon pour satisfaire aux intérêts des industriels français ou étrangers qui on investi des millions d’euros ou de dollars dans cette opération et qui ne pensent qu’à une seule chose : faire la meilleure culbute financière possible en échappant à tous contrôle public.

 

En 2012 il faudra virer tout ce petit monde de politiciens en votant pour les candidats qui représenteront le Front de Gauche et qui seront la voix du Peuple Français !!…Dans le Var cela devient urgent !!...L’atmosphère politique y devient irrespirable !!...

 

andre-chassaigne.JPGInterrogé par le journal l’Humanité de ce jour,  André Chassaigne, député PCF du Puy de Dôme et  candidat pour représenter le Front de Gauche en 2012, a donné ses impressions.

 

-          Comment se sont passées les discussions qui viennent de s’achever ?

 

André Chassaigne : Sans surprise : la majorité s’est serré les coudes pour soutenir la possiton du rapporteur du texte et de la ministre Nathalie Kosciusko-Moriset, à savoir le maintien de l’article 2 modifié. Leur argument est juridique : selon eux, il s’agit d’éviter des recours devant les tribunaux en ciblant la nature des techniques utilisées.

 

 

 

-          Non valable selon vous ?

 

André Chassaigne : Dans le cadre actuel de la procédure d’attribution des permis, trois rapport successifs sont déjà nécessaires : l’un à l’échelon régional, un autre à l’échelon national, effectué par le bureau d’exploration-production des hydrocarbures. Et un troisième enfin par le Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies.

Chaque fois, la technique de forage y est analysée. On fait dons mine de demander des précisions aux entreprises sur des procédés que l’administration connaît déjà. Cet argument ne tient pas. Il ne fait que traduire une vocation à ne pas trancher en n’abrogeant pas les permis.

 

-          hypocrisie de la part de la majorité ?

 

André Chassaigne : On a le sentiment que, sous la pression des populations concernées par les forages, il y a eu un branle(bas de combat. On a commandé des rapports d’urgence…il y a eu une sorte d ‘accélération opportuniste visant à éteindre l’incendie de la révolte. Et dans un second temps, sous la pression des lobbies pétroliers, on a essayé de biaiser en faisant passer un texte qui ne stoppera pas de façon claire et nette les exploitations. Est-ce de l’hypocrisie ?...Je ne suis pas loin d’utiliser ce mot ( tu peux  mon  camarade André, NDLR ). Quoi qu’il en soit, tous les doutes sont permis quant aux intentions du gouvernement, alors que nous pouvions nous féliciter, initialement, d’une prise de conscience consensuelles au sein de toutes les sensibilités.

 

-          Vous avez demandé, hier, un renvoi du texte en commission…

 

André Chassaigne : Oui. L’objectif était de revenir à la rédaction du texte d’origine. Je souhaitais aussi qu’on puisse disposer de tous les éléments et documents techniques justifiant l’approche juridique défendue par la majorité. Je les avais demandés, mais en vain. Cette demande de renvoi visait également à ouvrir la discussion sur nos choix énergétiques. Car, au-delà des risques qu’induit, dans l’état actuel des connaissances, la fracturation hydraulique, laisser une porte ouverte à l’exploitation des gaz de schiste, c’est faire le choix de l’énergie carbonée. Al’ heure où le réchauffement climatique met déjà en danger l’humanité, ce choix est d’une extrême gravité.

 

Entretien réalisé par Marie-Noëlle  Bertrand.

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