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Publié par Jean-Marie Bernardi.

 

 

 

 

hopital-brignoles.jpg« La santé et la protection sociale malades du capitalisme » !

 

Pourquoi veut-on fermer des hôpitaux et s’attaquer au service public de la santé ?

 

Depuis des années, la mise en concurrence, la diminution des remboursements, la privatisation détruit peu à peu notre système de protection sociale. Cette politique effrénée à la réduction des budgets sociaux explique le recul de notre système de santé dans le classement mondial, en faisant baisser toujours plus la qualité du service rendu à la population.

Le marché de la santé a été évalué à 3 500 milliards de dollars par an, un pactole que les réformes de l’hôpital en cours tendent à transférer sur le privé, en lui livrant les activités rentables et donc instaurer une médecine à deux vitesses. La loi Bachelot vise à privatiser des activités de plus en plus importantes et à inscrire durablement un recul démocratique dans la gouvernance des hôpitaux et des établissements publics de santé. Bachelot déclare imprégner «la politique de santé française d’une couleur européenne». Son Europe c'est celle du traité constitutionnel européen (TCE), du traité de Lisbonne, où la santé reste subordonnée à une logique économique libérale dans «un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée ». Elle prétend reconnaître et respecter le droit d’accès aux prestations de Sécurité sociale et aux services sociaux sans préciser si on y accède par un système solidaire et public comme la sécurité sociale ou par un système d'assurance privé.

 

Quelle est l’utilité d’un service public de la santé ?

 

La politique du gouvernement Sarkozy abandonne la notion de service public pour celle «de service d’intérêt général» donnant la priorité à la rentabilité financière avant celle de l'utilité sociale. Une autre politique de santé en France exigerait à l’hôpital, comme dans tous les services sociaux, de substituer à la logique marchande, la logique de la personne.

 

Pourquoi défendre l’hôpital de Brignoles ?

 

Avec leurs syndicats, les salariés dans leur diversité ont engagé des luttes frontales, car l’enjeu est bien la capacité d’accueil, conserver la qualité des soins, soigner dans la sécurité à l’hôpital de Brignoles, qui va de pair avec les besoins des personnels, d’avoir de meilleures conditions de travail et de bien gérer leur temps de soignant dans la sérénité et la sécurité des patients.

Notre territoire du Centre Var connaît un essor économique et démographique sans précédent qui exige de préserver et soutenir l’activité de l’Hôpital de Brignoles, des vies en dépendent au quotidien. Un territoire de plus de 100000 habitants, 3000 séjours chirurgicaux, 787 naissances annuelles,  28 000 Passages aux Urgences… La Santé Publique a pour objectif le bien-être des patients et la qualité du service rendu. La santé n’est pas un service qui mesure sa « rentabilité » sur le plan strictement économique, elle doit être axée en priorité sur la qualité des soins dispensée aux populations. Nous refusons la suppression des services de Chirurgie et donc à terme celui de la Maternité et des Urgences.

La conscience qu’il est possible de faire autrement grandit dans notre région Brignolaise. La pétition « Sauvons l’hôpital » a atteint près de 20000 signatures

nous avons contribué à ce résultat. Plus d’une centaine de camarades étaient présents lors de la manifestation du 1er mai qui a rassemblé plus de 3000 personnes.   Le PCF, ses organisations et ses militants sont aux côtés des personnels hospitaliers, avec les usagers et la population et font valoir d’autres choix.

 

Quelles solutions, quels moyens proposent le PCF ? 

 

Tous les revenus doivent contribuer au financement de la protection sociale.

On pourrait ainsi augmenter le taux de CSG sur les revenus financiers a la hauteur de celui appliqué aux salaires. En outre, les stocks options et les parachutes dorés échappent à la CSG. Nous voulons surtout intégrer dans l’assiette des cotisations sociales les revenus financiers des entreprises et des institutions financières.

Rappelons que 100 000 chômeurs de moins, cela représente 1,3 milliards d’euros de rentrées de cotisations en plus ; 1% d’augmentation de la masse salariale représente 2,5milliards d’euros en plus.

Il faut une réorientation des fonds publics. L’augmentation des dépenses remboursées de santé est normale. Les communistes le revendiquent. Elle va de pair avec le niveau de développement économique, le vieillissement de la population, la réponse aux besoins de santé nouveaux et de lutte contre les inégalités.

 

Une réunion de travail à Marseille le 7 juin vient d’être annoncée  par l’ARS. Qu’en pensez-vous ?

 

Un mois après la mobilisation, une réunion est obtenue mais loin des personnels et de la population. Nous sommes stupéfaits de lire, hier, les échanges de courriels entre Norbert Nabet, le directeur général adjoint de l'Agence régionale de santé, et divers intervenants dont Florence Ayache, déléguée territoriale dans le Var. « Nous n'avons aucun intérêt à renouveler les réunions publiques qui offriront autant de tribunes aux agitateurs du mouvement social qui sont tous parfaitement informés de la situation et semblent peu accessibles aux arguments techniques que nous pouvons leur proposer ». Certains n’aiment pas le peuple, ne respectent pas la démocratie et encore moins la Constitution de la République Française. C’est grave !

 

 

Quelles actions ?

 

Nous distribuons depuis la semaine dernière 6000 tracts sur les marchés (Brignoles, Besse sur Issolle, Cabasse, Carcès,  ….. ) et devant la zone artisanale Nicopolis. Nous avons recueillis plus de 250 signatures à ce jour.

La pétition rappelle que « la politique du gouvernement menée au sein des hôpitaux publics trompe les citoyens en créant des déficits illégitimes qui remettent en cause la viabilité de certains services. Nous refusons la suppression des services de Chirurgie et donc à terme celui de la Maternité et des Urgences.Nous demandons que l’Etat tienne ses promesses d’investissement dans les plus brefs délais car elle paralyse le développement nécessaire à sa survie économique ».

Nous restons mobilisés et nous appelons la population et les personnels à intensifier les luttes afin que les décisions ne soient pas prises en plein mois d’août.

 

Entretien réalisé par Laurent Carratala 

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