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Publié par Jean-Marie Bernardi.

 

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« Le vote bloqué déshonore et discrédite le gouvernement et le Président…Après avoir braqué le pays en voulant lui imposer une réforme injuste…le Président méprise le Sénat et la démocratie en coupant court au débat…Après le débat amputé à l’Assemblée Nationale ce nouveau contournement du Parlement est scandaleux…Comment accepter que sur des sujets aussi importants qui engagent le pacte social républicain, on refuse aux élus de la nation le temps nécessaire au débat…Cette décision déshonore le Parlement et  chacun comprend que ce qui gêne le gouvernement c’est le déabt parce que plus on débat plus la vérité apparaît… »

Il s’agit là de la déclaration du PS du 21 octobre 2010 contre la procédure  du vote bloqué

( article 44-3 de la Constitution ) employé par Sarkozy pour faire passer la réforme des retraites chères au Medef et à la CFDT….

 

Or, dans la nuit de samedi à dimanche dernier, c’est en faisant appel à ce même article permettant le vote bloqué que le gouvernement de François Hollande avec Ayrault en maître artilleur ont appliqué la loi du bâillon pour faire taire les parlementaires du Sénat sur un texte de recul sans précédent en matière de protection des salariés du secteur privé.

 

En faisant passer l’ANI ( Accord National Interprofessionnel ) à la hussarde, le gouvernement hypothèque l’avenir en semant le doute et le désespoir pour des millions de salariés du privé.

En agissant ainsi, il marche dans les traces de Sarkozy qui jusqu’alors était le seul à avoir utilisé cette procédure coupant court  au débat parlementaire et démocratique.

Pire, c’est la première fois sous la 5ième République que cette procédure est utilisée contre sa propre majorité parlementaire et si tôt dans une mandature.

En agissant ainsi, le capitaine Hollande perd son cap. Il avoue sa faiblesse, sa peur du débat et sa soumission au dictat européen et à celui du Medef de Parisot.

 

Ecœurés par un tel comportement, les sénatrices et les sénateurs communistes ont quitté l’hémicycle en abandonnant tous leurs amendements qui démontraient la nocivité du texte.

Dans la nuit, comme un coup de poignard dans le dos du monde du travail, la loi était adoptée avec une majorité relative ( 172/344, majorité absolue 177 ) à la faveur d’uen abstention bienveillante de la droite.

Ce coup de force crée un précédent. Le gouvernement a attaqué le Parlement en bafouant le droit des élus et de la représentation nationale. Il devra en assumer toutes les conséquences…A quand le prochain sale coup ?....Lors des projets de lois structurants sur la décentralisation par exemple ?....A chaque jour suffit sa peine.

 

A près 12 mois de pouvoir PS-EELV-PRG la déception populaire atteint des sommets et la côte de F. Hollande des profondeurs abyssales.

Le renoncement de la part du Président de la République à faire une vraie politique de gauche est une réalité. En agissant ainsi il sème la défiance et la méfiance, le repli sur soi. Si nous n’agissons pas il ouvre une voie royale à la droite dure et à l’extrême droite. Ce n’est pas ce que nous avons voulu le 6 mai dernier.

 

Pour le PCF/FdG l’austérité et la précarité ainsi imposées ne sont pas des solutions, ce sont des problèmes. Le scandales financiers sur fond d’affaire Cahuzac sonnent comme de véritables trahisons. L’exil fiscal qui plombe l’économie réelle représente plusieurs centaines de milliards d’euros par an.

 

Pendant ce temps les médias préfèrent mettre les projecteurs sur la droite et l’extrême droite qui s’agitent main dans la main derrière les mêmes banderoles contre le mariage pour tous….et dans la pénombre du Parlement, la majorité présidentielle portent les coups assassins en bradant le code du travail sur l’autel du profit, ce que jamais la droite n’avait osé faire….

 

Il y a urgence à mettre le cap à gauche car l’austérité et la précarité ne sont pas les solutions mais les problèmes.

Faisons le savoir en participant massivement au 1er mai, au 5 mai et au-delà car il ne faut pas abandonner la rue à la droite et à l’extrême droite.

 

Nous représentons la gauche qui ne renonce pas, qui ne se vend pas, celle qui veut rassembler pour imposer les solutions durables et alternatives.

 

Jean-Marie Bernardi

Ex candidat PCF/FdG aux législatives.      

 

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