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Publié par Jean-Marie Bernardi.

 

sarnocchio.jpg

 

Dans son conte pour enfants, l’écrivain italien Carlo Lorenzini avait permis à Gepetto, pauvre menuisier d’engendrer le personnage de Pinocchio à partir d’un morceau de bois voué au à être brûlé.

Transposé à la politique menée par l’UMP, le même Gepetto aurait pu créé un personnage hybride né de la fusion de Sarkozy et Pinocchio. Cela aurait donné le « Sarnocchio », excellent pour mentir aux Français et pour leur faire avaler des couleuvres.

 

Sur fond de drame, de peur, relayé par les médias aux ordres, « Sarnocchio » se met en scène pour apparaître comme le sauveur de la Nation, l’homme de la situation qui apportera pérennité aux finances publiques.

Mais en même temps, le président des riches omet de dire que c’est sous son quinquennat et celui des ministères auxquels il a participé avant que les comptes publics se sont dégradés à vitesse grand V !!...La crise du système capitaliste, qu’il approuve à bon dos pour masquer ses responsabilités, lui qui est favorable au modèle US et qui vantait il y a peu les crédits hypothécaires.

 

A quelques encablures des prochaines élections présidentielle et législatives, l’homme au nez qui pousse à chaque fois qu’il parle, tend un piège à la classe politique en proposant sa règle d’or.

Sa volonté de faire inscrire dans la Constitution française la règle consistant à interdire tout déficit budgétaire s’inscrit dans un démarche hyper droitière et électoraliste.

En fait, « Sarnocchio », le héros du conte voudrait apparaître comme le monsieur propre de la politique, habité par un seul souci : l’intérêt général du pays !!...Balivernes !!...

 

En entrant sur le terrain de la dette publique il engage une partie de poker menteur. Il tend un piège aux députés et aux sénateurs en jouant sur l’ambiguïté du PS par rapport à cette dette.

Pour faire passer son projet le président ne dispose pas de la majorité suffisante. Seul le Congrès ( réunion de l’Assemblée nationale et du Sénat ) peut modifier la Constitution française. Il manque une quarantaine de voix à l’UMP et à son chef « Sarnocchio » pour avoir la majorité des trois cinquièmes requise pour modifier les textes constitutionnels.

 

Connaissant son handicap, le président militant ne recule devant rien !!...Pour parvenir à ses fins, il vient d’écrire à chaque parlementaire et notamment à ceux de gauche….Il part à la pèche aux voix avec son nez qui s’allonge et qui lui sert ainsi de gaule.

 

Son ambition est double : d’une part, elle veut répondre aux dictats des marchés en inscrivant à tout jamais dans le marbre de la Constitution le mot :CAPITALISME !!...D’autre part il veut faire porter la responsabilité de la crise à la gauche dans tous les cas contraires.

 

S’il parvient à ses fins, c’est la mort  programmée des services publics !!... Seuls les services régaliens perdureront. C’est la porte ouverte à un tsunami de privatisations en cascade.

 

Pour atteindre son objectif, « Sarnocchio » mise sur la division des socialistes. Il connaît leur divergences et leur ambiguïté vis à vis de la dette et des solutions à adopter pour la stopper. Il connaît leur attachement au social-libéralisme et leur attitudes consensuelles vis à vis des marchés financiers.

S’il cède au chantage du président UMP, le PS aura perdu toute sa crédibilité, si tant est qu’il en a encore une en matière de politique alternative à la droite.

En cédant ou en tombant dans le piège tendu, le PS contribuerait à asseoir Sarkozy sur le trône d’une union sacrée au service de la finances et des marchés, mais au détriment des aspirations populaires et des moyens à dégager pour les satisfaire.

 

Alors, pour éviter que le libéralisme ne soit à jamais inscrit dans le Constitution, il est urgent d’aller chercher l’argent là où il se trouve :dans les profits capitalistes, dans les fonds spéculateurs, dans les bonus immoraux, dansles retraites chapeau, dans les salaires démesurés des PDG et dans les exonérations sociales ou fiscales qui représentent à elles seules 175 milliards d’euros.

 

Il s’agit là d’un choix de société. Le PS est à la croisée du chemin et il ne doit plus confondre «  lutte des places avec lutte des classes. » S’il se fourvoie avec la droite,  sa responsabilité sera entière quand aux cures d’austérité qui suivront.

 

En s’adressant comme il le fait, par écrit direct aux parlementaires « Sarnocchio » triche. 

Il ne respecte pas les règles constitutionnelles qui ne lui permette nt pas d’agir ainsi. Il ne peut s’adresser aux Assemblée que par messages relayés par les Présidents…Mais le roi s’arroge tous les pouvoir, tous les abus !!

 

En tout cas une chose est sûre : aucun parlementaire ( député ou sénateur ) PCF ou du Front de Gauche ne tomberont dans le panneau !!...L’appel est lancé aux parlementaires PS, EE-Les Verts pour en faire de même.

 

Ensemble nous pouvons faire échec au funeste projet imaginé par le président des riches et de l’argent roi.

 

Jean-Marie Bernardi.

 

Dans le Var, les 7 circonscriptions sont tenues par des élus l’UMP. Une 8ième  a été créée à leur profit. En 2012 il sera urgent de renvoyer ces gens chez eux en les virant de leur siège de députés. Il ne faudra pas hésiter pour les mettre sur la touche.

 Il faudra  les remplacer par des élus(es) Front de Gauche ( PCF,PG et mouvement social ) en phase avec le monde du travail, avec les besoins de la population pour construire avec elle d’autres possibles dans une société plus juste où les richesses produites seront équitablement partagées.

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Roger 27/07/2011 18:44


Oui Sarko est un menteur, un bonomenteur qui veut nous faire avaler des couleuvres comme vous l'écrivez. J'espère que les élus de gauche autres que les communistes et ceux du Front de Gauche ne se
feront pas piégés.