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Publié par Jean-Marie Bernardi.

gateau-pcf.jpg 

 

 

Dans la nuit du 29 au 30 décembre 1920, au congrès de Tours naissait le PCF. La motion Cachin-Frossard avec deux tiers des voix l’emportait sur les thèses sociales démocratiques. Elle scellait la naissance du PCF et décidait d’adhérer à l’internationale communiste.

Pour avoir trahi Jaurès en France, fait assassiner Rosa Luxembourg et Karl Liebknecth en 1919, la deuxième internationale avait signé son arrêt de mort !!

 

L’héritage de la révolution française, celui de la commune écrasée 50 ans plus tôt, ainsi que le souffle de la révolution de 1917 ont certainement poussé les congressistes de Tours à décider d’une radicalité à gauche porteuse d’ambition transformatrice ancrée dans les couches sociales en les organisant en force de résistance et d’alternative politique.

 

Aujourd’hui, ce postulat revêt une actualité totale face à l’hégémonie de la droite, du capital, de l’argent roi, mais aussi d’une social-démocratie aux dérives droitières.

A leur violence appliqués sur les plus défavorisés, le besoin de transformation sociale et de rassemblement populaire sont plus nécessaires que jamais !!...

56% des Français qui ont exprimé leur souhait de total changement de la société ( sondage TNS Sofres de 2010 ) confortent cette idée et se besoin de transformation profonde.

 

Mais de tout cela, la Télé publique n’en a pas parlé !!...Elle a quasiment passé sous silence l’anniversaire des 90 ans du PCF dans un résumé très réducteur duquel étaient absents les responsables communistes et en cantonnant le rôle du parti communistes à une armée de fantassins au service du médiatique Jean-Luc Mélenchon !!...De quoi faire réagir NON ?...

 

Pourtant et quoiqu’en disent ceux qui annoncent régulièrement sa mort, le PCF est bien vivant et apprécié par 30% de la population qui lui reconnaît un rôle important.

 

Avec ses 134 000 adhérents, ses 8,7% aux cantonales de 2008, il reste la troisième force politique de France derrière l’UMP et le PS.

Ses élu(es), ses responsables, ses militants(es), ses adhérents(es) écrivent le futur en rouge et en bleu, blanc, rouge.

Au cœur de la crise du capitalisme, ils peuvent s’appuyer sur cet héritage unique et historique et jouer un rôle majeur dans la transformation sociale et économique de la France.

 

La présence de nombreux jeunes autour et avec les couleurs du PCF, des JEC, de la MJC dans le conflit des retraites est de bonne augure et atteste de leur intérêt pour le mouvement communiste et révolutionnaire.

Alors, que les détracteurs se calment, que leurs cris d’orfraie se taisent. Le PCF est bien vivant et le capitalisme n’est pas la fin de l’histoire.

 

Comment ne pas partager les écrits de l’historien Roger Martelli qui analyse et explique dans l’Humanité du 30 décembre 2010 les raisons de la création du PCF, né d’une scission au sein même de la social démocratie il y a 90 ans au congrès de Tours….D’actualité n’est ce pas ?...

« A ce jour, aucune force politique n’est capable d’assumer les fonctions qui furent celles du PCF au XXième siècle. Le courant révolutionnaire n’a pas disparu et le parti pris du communisme politique reste plus moderne que jamais. » Et de rappeler quelles fut la triple fonction du PCF dans l’espace sociétal et politique français.

 

« La première fonction fut sociale dès 1920 quand elle exprimait les attentes du monde industriel, mais aussi urbain et paysan… » Tellement vrai encore aujourd’hui.

Dans le Var, une des première cellule communiste fut créée à La Cadière d’Azur dès 1921, à l’initiative de Marius Mari et depuis 1989 la municipalité est à direction PCF.

 

« La deuxième fonction est projective ( ou utopique ). C’est celle qui a permis au PCF de se projeter sur la réalisation d’une société débarrassée de l’exploitation capitaliste et de l’aliénation. »

 

« La troisième fonction, quant à elle, est ouvertement politique. Elle fut assumée par le PCF dès 1934, lors du Front populaire, lors de la résistance, lors du CNR, lors de l’union de la gauche…qui ne peut l’emporter durablement que si elle rassemble bien à gauche, autour d’une perspective de transformation sociale radicale » et alternative à la droite ou à la social-démocratie.

 

Pour Roger Martelli, « c’est en assumant ces trois fonctions simultanément que le PCF a été utile à la fois à la classe ( sociale ) et aussi à toute la gauche. »

 

Ce triptyque fonctionnel a été le fruit de la volonté des dirigeants communiste qui ont eu l’audace de le porter en osmose avec la créativité politique.

Aujourd’hui, plus que jamais nous devons avoir l’audace de faire vivre cette triple dimension malgré les changements intervenus dans la société française depuis deux ou trois décennies.

Plus que jamais l’idée d’u parti de masse, révolutionnaire, populaire et démocratique est nécessaire pour rassembler les Français dans un Front de Gauche et dans un Front à gauche avec un PCF fort.

 

Plus que jamais l’interconnexion indispensable entre les élus(es), les responsables, les militants et la population doit être le levier d’un authentique démocratie révolutionnaire et participative !!

 

C’est à partir de cette triple fonctionnalité  et en osant la pratiquer que les communistes donneront encore plus de sens à leur démarche pour le peuple et par le peuple.

C’est à partit de celle-ci qu’ils relèveront le défi pour sortir du libéralisme et de la social démocratie s’y substituant.

 

Il y a urgence à prendre conscience de tout cela, pour que la pratique révolutionnaire écrive les premières pages d’une Histoire humaine et sociale ou les mots Liberté, Egalité et Fraternité auront retrouver tout leur sens et ou l’homme ne sera plus une variable d’ajustement comptable.

 

En fêtant ses 90 printemps, le PCF est toujours aussi jeune et aussi moderne. Le choix de continuer avec lui me paraît plus fécond que celui de la recherche d’un autre parti aux contours incertains comme peuvent le souhaiter quelques dissidents en quête de reconnaissance ou d’Ego.

 

90 ans après, il ne peut y avoir d’espérance ou d’avenir sans alternative progressiste et sans les idées communistes au service du collectif, du monde du travail et du peuple de gauche et de l’intérêt de notre pays.

 

Jean-Marie Bernardi.   

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René Fredon 04/01/2011 10:58


Un bémol
Si je partage l'essentiel de ce que tu écris, y compris les citations de Roger Martelli -qui a pris ses distances avec le parti tout en restant attaché à l'idée communiste- je voudrais néanmoins te
renvoyer au dernier paragraphe de son article du 30 dans l'Huma qui est une invitation à ce que les communistes d'aujourd'hui "fassent preuve de la même audace" que les socialistes du congrès de
Tours "qui sacrifièrent le parti socialiste pour que vive l'idée révolutionnaire" !
Ce qui revient à dire que le PCF serait devenu un obstacle à l'essor des idées révolutionnaires ? Et qu'il vaudrait mieux qu'il laisse la place, compte tenu du poids des valises de l'histoire
(comme le pense Cohen-Seat) ou qu'il se fonde dans une autre formation comme s'y emploie Mélenchon qui ne le cache pas.
Curieuse façon de promouvoir les idées révolutionnaires portées par un parti qui a marqué et marque toujours l'histoire de notre pays. Ne serait-ce que pour la part qu'il a prise dans ce qui fut le
modèle social français que Sarkozy et le MEDEF -et d'autres à gauche- s'emploient à vider de sa substance.
Comme pour le Front populaire "pour le pain, la paix et la liberté", le PCF est fidèle à son histoire et à sa vocation de rassemblement pour transformer la société en étant à l'initiative du Front
de gauche le plus large possible, objectif d'autant mieux réalisable que le PCF et les idées qu'il porte seront encore plus présents et représentés.
Ce qui est le sens de ta candidature.
René Fredon


Jean-Marie Bernardi. 05/01/2011 08:25



René, je partage ton bémol, et bein entendu il n'est pas question pour moi, comme pour la majorité de nos camarades d'effacer notre identé de communiste français au profit de cexu qui rêvent de
la dissolution dans une nébuleuse du type Die Link. On a vu ce q'u'à donné la disparition des PC comme en Italie par exemple. Plus que jamais nous avons besoin d'un PCF fort pour changer le
rapport de force à gauche. Bien amicalement.