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Publié par Jean-Marie Bernardi.

 

retraite-humour-copie-1.jpg 

 

Pour le Medef de L.Parisot la demande est limpide :43 ans de cotisations et départ à la retraite pas avant 65 ans !!...

De son côté, le gouvernement est sous la pression de la commission autocratique et technocratique bruxelloise. Si cette dernière vient d’accorder à la France un délai de deux ans pour atteindre la cible réduction du déficit, ce n’est pas sans exigence. En contre partie le harcèlement est immédiat, notamment en matière de réforme structurelle comme celle touchant au dossier des retraites.

 

Subissant cette pression, le 1er Ministre J-M Ayrault a avoué vouloir aller vite pour pouvoir débattre d’un projet de loi à l’Assemblée nationale dès l’automne prochain.

En agissant ainsi et en préparant un passage à la hussarde comme pour l’ANI, le PS et ses alliés EELV et PRG se rangent derrière le diktat imposé par Bruxelles.

 

Plutôt que de se battre avec et pour les salariés, les retraités comme il le faisait en manifestant avec eux en 2010, le PS se met en ordre de retraite.

 

-          Nous sommes loin des déclarations de Harlem Désir, alors numéro 2 du parti de la rue de Solferino qui déclarait à l’époque : « une autre réforme des retraites est possible en mettant à contribution les revenus du capital… »

-          Nous somme loin, très loin du discours du Bourget du candidat Hollande qui voulait entrer en guerre contre la finance et l’argent roi !!...

 

Alors que les retraites méritent réforme : pourquoi pas ?....mais certainement pas sur le dos des salariés qui triment et qui créent les richesses.

Il faut se tourner vers le capital pour trouver de nouveaux financements car sinon le processus démarrer en 1993 et poursuivi avec la réforme de 2010 va continuer avec cette gauche libérale marchant dans les traces de ses prédécesseurs.

 

A gauche, d’autres pistes existent, encore faut-il avoir la volonté et le courage politique de les emprunter.

 

& Les niches sociales représentent près de 200 milliards d’euros.

& Les grands groupes et notamment ceux du CAC 40 sont hyper organisés pour siphonner l’argent public sans contre partie alors qu’ils réalisent des millions de bénéfices et gavent leurs actionnaires de dividendes.

& Idem pour les banques dont la loi «  Moscovici » vient d’accoucher d’une souris en cédant aux lobbies du secteur, sans être parvenu à imposer la séparation pourtant promise entre les établissements de dépôts et ceux de marché très souvent spéculatifs.

& Que dire du taux de chômage qui plombe les recettes des caisses de retraite lorsqu’on sait qu’un recul de celui-ci de 4 à 5% permettrait un financement pérenne.

& Que dire du dispositif Fillon ( non abrogé ) qui exonère les salaires jusqu’à 1,5 fois le SMIC privant ainsi les recettes de 10 milliards d’euros.

& Pourquoi ne pas mettre en œuvre nos propositions consistant à faire participer les revenus financiers, ce qui permettrait de récolter 20 milliards d’euros ?....

& Que dire de cette ineptie totale qui consisterait à reculer l’âge de départ alors quel les bataillons des chômeurs sont constitués en grande partie par les jeunes entre 18 et 25 ans et par les seniors à partir de la cinquantaine ?….

 

L’argent est là mais aussi dans les paradis fiscaux…Alors assez de taper sur le budget des salariés, des retraités et de leur famille.

 

L’esprit du CNR ( Conseil National de la Résistance ) qui avait bâti l’édifice sur les principes de solidarité et de répartition est en train de voler en éclat sous la houlette d’un gouvernement « dit de gauche » mais surtout au service des grands groupes, aux ordres de la finance et soumis aux décision ultra libérales de Bruxelles !!...

 

Après une vie de labeur, parfois pénible ou harassant, souvent mal payés et peu reconnus, les salariés aspirent légitiment à partir à 60 ans à taux plein pour pouvoir profiter de leur vie sous d’autres formes.

 

Comme en 2010 nous démontrons avec d’autres que d’autres solutions et d’autres choix sont possibles mais pour les imposer et les faire transcrire dans les lois, encore faut-il être capable de se mobiliser en masse.

 

L’issue du combat qui se profile inévitablement dépendra de notre capacité collective à bousculer tous ces choix libéraux qui détruisent l’économie, le social et l’Humain qui en est l’axe central.

 

Alors que tous les voyants sont au rouge ( consommation, pouvoir d’achat, croissance, production, investissements ) ; que la vague de l’austérité nous plonge dans la récession, «François Hollande ressemble au chef d’orchestre du Titanic » ( André Chassaigne, président du groupe FdG à l’Assemblée )…pendant que le bateau coule il continue de jouer la même partition.

 

Il est grand temps de sortir de cette spirale infernale pour réellement mettre le cap à gauche.

 

Jean-Marie Bernardi.    

 

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