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Publié par Jean-Marie Bernardi.

 


 

Groupe Front de Gauche                                     

Alain BOLLA                                                                  

Conseiller Régional Communiste                                    

Mail : abolla@regionpaca.fr                                           

 

 

Pour une santé et une protection sociale solidaire ;

Développer l’offre publique de soins dans l’ouest varois.

 

L'homme n'est pas un capital et la santé n'est pas une marchandise.

Les politiques de santé menées depuis plusieurs décennies ont aggravés la situation faite aux hôpitaux publics, les plaçant dans des difficultés très importantes pour mieux ensuite transférer au secteur privé toute l’activité jugée rentable !

Dans le Var, les hôpitaux de Brignoles, de Hyères, de Draguignan, celui de Renée Sabran et bien sur celui de la Seyne sur mer sont en difficultés et risquent rapidement de ne plus pouvoir répondre aux besoins des populations concernées.

Le regroupement d’activités sur l’hôpital de Toulon ne règle rien, car celui-ci n’a pas suffisamment de lits pour accueillir la population correctement et ne permet pas la proximité de l’offre de soins engendrant de nombreux déplacements des patients avec les conséquences que l’on connait pour les patients eux-mêmes et pour l’environnement.

Cet hôpital, absolument nécessaire, est plombé d’un endettement important de plus de 177 millions d’euros en 2010 et absorbe de fait l’essentiel des financements de l’ARS.

Le secteur de l’ouest varois représente environ 250 000 habitants et risque de se retrouver rapidement avec un déficit de l’offre de soins publics et privés à but non lucratif.

Avec l’hôpital de La Seyne qui a vu sa maternité transférée à Toulon, et qui n’a plus aujourd’hui de plateau technique, c'est-à-dire de bloc opératoire, d’urgence chirurgicale, c’est aussi la clinique mutualiste Malartic qui est en grande difficulté.

Clinique privée à but non lucratif, sans dépassement d’honoraire, qui possède un service d’urgences 24h/24 avec scanner, IRM et plateau technique à la pointe de la technologie.

Cette clinique subit la double peine !

·           Celle des réformes successives des politiques de santé, privilégiant le recours au secteur privé lucratif au détriment d’un secteur public répondant aux besoins croissants des populations et particulièrement avec la question de la tarification à l’acte,

·           et celle des réformes successives du code de la mutualité et des directives Européennes, visant à placer les mutuelles et leurs œuvres sociales dans le giron de la concurrence assurancielle.

Ces deux phénomènes ont amené à une situation de la clinique Malartic très préoccupante et posent sur le fond plusieurs questions :

·           Celle de la réponse aux besoins des populations

·           Celle de l’emploi dans un département déjà sinistré

Aujourd’hui il y a urgence !

La clinique est en rupture de trésorerie et risque à tout moment la liquidation judiciaire !

Sa liquidation placerait l’ensemble de l’union dans de grandes difficultés avec les conséquences sur les 308 emplois directs que cela représente.

Alors oui, il y a urgence pour lui permettre de développer ses activités au service de la santé pour tous, donc de l’intérêt général en dégageant les moyens financiers nécessaires et en engageant une véritable concertation pour ensuite gagner la pérennisation.

Il y a urgence pour que l’hôpital de La Seyne sur Mer retrouve sa maternité et son plateau technique !

Au moment ou va se voter le budget de la nation à l’assemblée nationale et au sénat, le choix de l’humain doit être fait.

Les députés doivent  abroger la loi Bachelot, pour stopper net les partenariats public-privé, les fermetures et les démantèlements d'hôpitaux et de centres de soins et d'IVG ;

Ils doivent s’engager maintenant pour un remboursement à 100 % par la Sécurité sociale, des dépenses de santé.

Ils doivent revenir sur la tarification à l’acte et engager avec les partenaires sociaux et les populations une grande réforme pour répondre réellement aux besoins de santé dans la proximité.

C’est maintenant qu’il faut mettre en œuvre le changement de politique en matière de santé.

C’est maintenant qu’il faut donc réorienter les financements publics et faire le choix de l’humain d’abord !

Le gouvernement et la ministre de la santé sont directement interpellés pour une réforme en profondeur de la politique de santé, plaçant l’hôpital public au cœur de l’accès au soin pour tous.

Les questions de la conception de l’offre publique de soins et du financement de la protection sociale sont bien au cœur des enjeux, pour l’ensemble de la population.

Pour l’ouest varois, c’est maintenant que se décide la conception de l’offre de soins !

Les élus régionaux de PACA, dont je suis, doivent décider qu’ils ont le pouvoir, dans les responsabilités qui sont les leurs pour faire prévaloir le politique sur l’économique.

Comme tant d’autres questions, celle de la santé relève d’abord de choix d’orientations politiques et de conception du service public !

 

 

 

 

Toulon, le 23 octobre 2011

 

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