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Publié par Jean-Marie Bernardi.

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La décision de la municipalité « Rassemblement bleu marine » du Luc d'augmenter les indemnités des élus du 15 % (nos précédentes éditions) et sa comparaison avec « les étrangers venant prendre leur retraite en France sans jamais y avoir travaillé » continuent de susciter des commentaires.

Ainsi, travaillant depuis 1977 en direction des publics immigrés, l'Asti (Association de solidarité avec les travailleurs immigrés) du Var a souhaité réagir.

« Rappelons un principe de base : pour toucher une retraite, il faut avoir travaillé et avoir cotisé, explique d'abord l'Asti. Monsieur le Maire n'est pas très au fait de la législation(...). Il confond retraite personnelle (qui est un dû pour toute personne ayant travaillé et cotisé) avec l'Allocation spécifique de solidarité aux personnes âgées - Aspa (ex-minimum vieillesse). Mais même dans ce cas-là, il ment [car] le montant de l'Aspa est de 791,99 euros (donc inférieur à l'indemnité qu'il a octroyée à ses adjoints de 961 euros) ».

L'Asti observe en outre que cette allocation est soumise à de nombreux critères d'attribution (notre édition Brignoles - Le Luc - Saint-Maximin du 24 avril).

« Nous ne pouvons pas comparer le montant de l'Aspa à celui octroyé à ses adjoints, qui n'est pas un salaire mais bien une indemnité, qui vient donc en complément de leurs revenus. »

L'Asti en profite pour rappeler « l'extrême précarité des migrants âgés qui, pour la plupart, se retrouvent fort démunis au moment du passage à la retraite ».

« L'Aspa n'est pas un luxe mais un minimum pour vivre(...). Tous, français ou étrangers, préféreraient pouvoir s'en passer et percevoir une retraite qui leur permettrait de vivre décemment...»

La réaction du Front de gauche

Jean-Marie Bernardi, tête de liste Front de gauche à la mairie du Luc lors du dernier scrutin, a lui aussi réagi. « Charité bien ordonnée commençant par soi-même, la majorité FN lucoise vient d'octroyer une substantielle augmentation à son maire et à ses adjoints(...).»

Quant à l'argument employé par l'édile lucois sur « la retraite d'étrangers n'ayant jamais travaillé en France » , « il relève du pur mensonge, mais se fond parfaitement dans la couleur du mauvais cru municipal lucois 2014 ! Par ailleurs, sachant que la présence de ce maire à l'hôtel de ville risque d'être réduite, on peut dire que de nombreuses personnes signeraient des deux mains pour un tel salaire à mi-temps ! »

Jean-Marie Bernardi a calculé que « les augmentations indemnitaires représenteront 28 032 euros par an et 226 680 euros sur la durée du mandat local… Qui va supporter cette hausse des frais de fonctionnement : l'impôt citoyen, les subventions des associations, les salariés de la mairie ? »

Absent du conseil, l'ex candidat observe tout de même de près la vie municipale. « Nous regardons vers l'avenir sans aucune complaisance pour cette majorité toute relative (28 % des inscrits). Nous préparerons une alternative durable et heureuse pour Le Luc et avec ses habitants. »

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