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Publié par Jean-Marie Bernardi.

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Dans une  analyse approximative  intitulée «  épilogue et perspective » parue sur son blog, le candidat EELV-PS, J-L Félizia déclare au sujet de la droite UMP et du FN : « deux projets politiques que nous combattons…dont celui porté par le FN haineux et discriminant…. »

 

En partageant cette partie de la déclaration, il est à noter qu’elle arrive un peu tard.

Attaquer les thèses du FN c’est bien, mais eut-il fallu le faire dans le feu de la campagne ?...

Or force est de constater que pas un mot contre Bouguereau n’a été prononcé de la part d’EELV-PS  lors du débat contradictoire qui fut organisé par Var matin à Cogolin lors de la campagne….Sauf erreur, je fus bien le seul à fustiger le candidat FN sur sa morgue et  ses propos  haineux à l’égard des cantons ruraux  et de leurs concitoyens  (Le Luc, Lorgues et Vidauban etc…).

 

Quant à la droite « républicaine » si tant est qu’il en existe encore une, il ne suffit pas de dénoncer ses agissements et de condamner ses décisions.

Encore faut-il agir en conséquence lors des votes souverains..

Or là encore, force est de constater que dans de nombreux domaines, à l’échelle nationale ou européenne, les votes ou les abstentions d’EELV et de leurs alliés du PS ou du PRG ont trop souvent permis aux projets libéraux de voir le jour.

Deux exemples pour étayer : le vote sur la libéralisation du rail au niveau européen et celui sur l’opposition aux  licenciements boursiers au Sénat de gauche où la proposition d eloi a été retoqué grâce à l’apport des voix du PRG.

L’art politique ne doit pas être un exercice à géométrie variable mes camarades.

 

Plus loin, lorsque le candidat EELV –PS déclare : « c’est dans le maintien de l’union de nos deux formations politiques cousines par la pensée et complémentaire par les convictions qu’il faut projeter la poursuite de notre action et de notre engagement au quotidien… »

Je serais tenté de répondre : « un tel prêchi prêcha vise à occulter les divergences réelles entre une approche social-libérale portée par EELV et ses partenaires et celle plus radicale, de classe, attaquant directement les marchés le capital portée par le Front de Gauche et notamment le PCF.

 

Je serais tenté de rajouter : « qu’un tel prêchi prêcha tait volontairement la proposition faite par le PCF pour barrer la route de la droite et de l’extrême droite dans le Var, notamment dans la 4ème circonscription.

Nous avions proposé ( le PCF ) à EELV et au PS un accord de réciprocité ( non programmatique ) dans les 6ème , 4ème et 5ème circonscriptions pour des candidatures uniques : Front de Gauche (6ème), EELV (4ème) et PS (5ème).

Nationalement et départementalement   le PS et EELV ont refusé.

 

Il faut le savoir car J-L Félizia sait cela et qu’il n’en parle pas dans son « épilogue et perspective ».

Il s’agit pourtant d’un fait majeur et d’une proposition forte qui auraient permis à « la famille » de gauche d’être présente au 2ème tour dans les trois circonscriptions !!...

 

Au sujet de la cantonale de mars 2011 au Luc, la déclaration de J-L Félizia et de sa suppléante Valérie Laurent est fausse. Une vraie contre vérité !!.....

-          Premièrement, cette élection avait été marquée par un taux d’abstention de 51% !!

-          Deuxièmement, les résultats cumulés PS-FdG (2029 voix) ne représentaient que 12,34% des inscrits (16419) alors que les conditions pour se maintenir imposent 12,5%.

-           Troisièmement, le sortant en l’occurrence Henri Fabre n’aurait-il pas du se poser la seule question valable : quelle est ma part de responsabilité dans la défaite ?....

 

Mais il est bien plus facile d’énoncer de contre vérités et d’essayer de faire porter le responsabilité à autrui….Ce n’est pas très ZEN attitude camarades !!!

 

Mais à quoi sert de polémiquer. Contrairement à certains, nous n’attendrons pas les prochaines échéances électorales pour débattre comme il nous est conseillé de le faire. Nous le ferons régulièrement lors des 5 ans à venir avec les citoyens dans les localités, les cantons de la 4ème circonscription comme ailleurs.

Le temps politique ne se résume pas à quelques apparitions électorales pour y cultiver l’hégémonisme, le bipartisme, les arrangements d’appareil et l’électoralisme.

 

Dès à présent nous nous attachons à cultiver ce que nous avons planté lors de cette campagne car le Front de Gauche est devenu une force incontournable dans le département du Var où la droite n’a pas vocation à régner sempiternellement. Nous y fidéliserons l’électorat qui au soir du 22 avril nous avait apporté sa confiance avec 55 000 voix.

 

Enfin que dire du souhait de candidatures uniques de la gauche formulées par le « cousin » éloigné d’EELV ?....sinon que de dire qu’i faudrait de vraies convergences d’analyse et de proposition pour qu’elles deviennent réalité.

Malheureusement ce n’est pas le cas, mais nous continuerons a travailler au rassemblement des forces de la gauche sur des bases d’intérêts de classe.

Pour  nous l’union est un combat et elle ne pourra se développer et s’enraciner que dans la clarté du débat pour ne pas tromper les électeurs et les citoyens comme cela fut parfois le cas.

 

Alors, avec tout le respect et la sympathie que je peux avoir pour l’homme, J-L Félizia, j’ai envie d’écrire une préface plutôt qu’un épilogue car l’histoire politique ne s’arrête jamais.

 

« le record d’abstention (42,8%) de dimanche dernier est inquiétant. En touchant particulièrement l’électorat populaire ( employés et ouvriers, 51 à 53% ) il a défavorisé les candidats(es) du Front de Gauche.

Sur la quatrième circonscription les 3680 manquantes pour le FdG n’ont pas bénéficié à EELV-PS. Son candidat n’ayant pas obtenu les voix de Hollande lors du premier tour de la présidentielle (- 152 voix ). Notons au passage qu’il a manqué 154 voix à EELV pour maintenir sa candidature ?.....

 

Une telle dérive favorise le bipartisme en menaçant sur le fond la force de la  gauche de changement incarnée par le FdG.

Faisant fi de cette menace ELLV plus préoccupé par les sièges ministériels ou législatifs s’y est engouffré. C’est un fait.

Ce niveau d’abstention a été aggravé par Lionel Jospin qui a instauré le quinquennat en 2000 puis l’inversion du calendrier électoral.

Tout ceci favorise le présidentialisme et minore, voire dénature  la portée du scrutin législatif et le rôle des députés(es).

Cet état de fait devrait interpeller l’ensemble de la gauche mais qu’en est-il exactement ?...

Que penser des déclarations des éléphants et des ténors du PS qui verraient le Front de Gauche comme un problème alors qu’il a été avec ses 4 millions de voix la solution pour virer Sarkozy et qu’il le sera aussi pour porter les vraies valeurs de la gauche et les réponses aux attentes sociales.

« Ente deux votes », le peuple n’est plus rien s’indignait J-Jacques Rousseau. 

En battant le record d’abstention lors d’une législative sous la 5ème République, les électeurs sont confirmé un dysfonctionnement majeur de notre structure institutionnelle. Rajouter aux sempiternels faux appels au vote utile lancés par le PS et ses partenaires, au prétexte d’un danger de retour de balancier à droite…il est urgent de revoir en profondeur le mode de fonctionnement de nos institutions pour que l’Humain soit au centre des préoccupations.

 

C’est la seule façon de lui redonner confiance, de lui redonner envie de s’exprimer car qui mieux que des millions d’hommes et de femmes peuvent porter l’expression de la démocratie populaire. Or aujourd’hui à l’Assemblée nationale il y a 1% d’employés élus ( moins de six ) et 0% d’ouvriers.

 

Alors vois tu cher cousin éloigné de la famille de gauche…il y a du pain sur la planche.

Ne t’en fais pas nous serons là pour en pétrir la pâte avec toutes nos forces et notre pédagogie. C’est la condition sine qua none pour réussir à gauche sans calcul politicien.

De plus en répondant aux attentes sociales, économiques, culturelles et environnementales le spectre du FN, dernier rempart de la droite et du capital s’évaporera. » Mais là encore il s’agit de volonté politique pour s’attaquer aux forces de l’argent roi.

 

C’est la seule façon d’agir. Dans le cas contraire il faudra se contenter de prêchi-prêcha.

 

Jean-Marie Bernardi.     

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