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Publié par Jean-Marie Bernardi.

ELECTIONS LEGISLATIVES :

Un rendez-vous majeur pour l’avenir de la SNCF !

 

 l'humain d'abord.

Il est des circonstances où le bulletin de vote citoyen dans le prolongement des mobilisations sociales est déterminant. C’est le cas pour l’avenir de la SNCF avec le scrutin des législatives des 10 et 17 juin prochains.

 

Le service public ferroviaire doit redevenir une priorité nationale

 

Le précédent gouvernement n’a eu de cesse d’affaiblir l’ensemble des services publics. De fait, la situation de la SNCF est désormais critique. Nos emplois, salaires, conditions de vie et de travail en font les frais chaque jour. Ainsi, si le premier objectif a été atteint en dégageant Sarkozy de la présidence, le second reste à concrétiser en gagnant enfin une véritable politique de Gauche au service du social et de l’humain d’abord. C’est possible, mais pour cela, il nous faut un maximum de députés du Front de Gauche pour porter nos revendications et influer de façon significative sur les décisions et lois à voter.

 

L’avenir du rail est public

 

La Droite a mené de manière dogmatique des « assises du rail ». Sans surprise, leurs conclusions prônent l’éclatement du système ferroviaire, l’ouverture à la concurrence généralisée aux voyageurs et la remise en cause de plus de 11 000 Km de voies du réseau ferré. Quant au Grenelle de l'environnement, non seulement il a été mis aux oubliettes, mais nous sommes repartis de plus belle au tout routier avec l’autorisation de passer la charge des camions à 44 tonnes. La taxe poids lourd, quant à elle, sensée soutenir le développement du fret ferroviaire, n'est toujours pas mise en application. En outre, Sarkozy et Pépy, sous le prétexte de l’arrivée de la concurrence qu’ils ont eux-mêmes défendue et facilitée, ont attaqué comme jamais nos garanties statutaires. Le second, toujours en poste, entend bien poursuivre dans cette voie, réorganisations/privatisation, perte de milliers d’emplois et blocage des salaires à la clef.

 

Le Front de Gauche dépose une loi sur les transports ferroviaires

 

Aussi, que ce soit sur le financement, l’organisation de la production ou les moyens alloués au système ferroviaire, il est urgent d’inverser la donne et d’arrêter la casse. En ce sens, vous trouverez au verso une proposition de loi élaborée dans les rangs du Front de Gauche. Elle a été déposée le 22 mai dernier par les sénateurs du groupe Communiste, Républicain et Citoyen.

 

Pour la défendre, il convient donc d’élire un maximum de candidates et candidats déterminés, qui travaillent déjà réellement à changer les choses !

 

Parce que la finalité du système ferroviaire doit bien être de répondre aux besoins grandissants de ses usagers et de ses salariés d’un transport de qualité, fiable, ponctuel et cela en toute sécurité. Parce qu’il est nécessaire et urgent de refaire du rail un enjeu majeur de la politique publique en faveur de l’aménagement équilibré et solidaire du territoire, de la mobilité et de la transition écologique. Le Front de Gauche propose dès maintenant une loi répondant en quatre chapitres à ces enjeux.

 

Les préconisations, en vérité, y sont simples :

 

F Le chapitre I réaffirme certains principes généraux sur une politique publique des transports. Ces principes sont tous liés à l’activité d’intérêt général que représente le transport ferroviaire : abandon du dogme libéral de la concurrence effrénée, maîtrise publique des infrastructures, unité du réseau d’infrastructures ferroviaires, intégration dans les contrats avec les opérateurs de critères sociaux et environnementaux pour combattre la tentation d’un nivelage par le bas de l’offre de services et enfin, pour permettre effectivement le droit à la mobilité, revenir à une tarification kilométrique.

 

F Le chapitre II aborde les enjeux du développement du fret ferroviaire. En effet, le secteur des transports des marchandises, particulièrement polluant, est un levier très important pour la transition écologique. Y est notamment écrit de déclarer l’activité du wagon isolé d’intérêt général.

 

F Le chapitre III concerne les financements. Y sont proposés la reprise par l’Etat de la dette de Réseau Ferré de France, la renationalisation des sociétés concessionnaires d’autoroutes, la création d’un livret de financement des infrastructures de transport, la généralisation du versement transport pour l’ensemble des régions, la généralisation de la taxe poids lourds... Autant de ressources nécessaires pour financer le système ferroviaire permettant par la même la réalisation des investissements nécessaires à son développement et sa modernisation.

 

F Le chapitre IV traite de l’organisation du système ferroviaire et prévoit la suppression de l’établissement public Réseau Ferré de France qui constitue une source de complexité du système. Ce faisant, est ouverte la voie à la création d’un gestionnaire d’infrastructure unifié au sein de la Société Nationale des Chemins de Fer français.

 

Cette proposition de Loi permet clairement une réorientation majeure de la politique ferroviaire, la plaçant sous maîtrise publique, en portant des avancées pour la transition écologique et le droit à la mobilité de tous.

 

 

Les 10 et 17 juin, votez pour les candidats du Front de Gauche aux élections législatives

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